Remords et regrets percent ton cœur infâme ;
Remords et regrets percent ton cœur de femme…
Il n’y a_ je le crains _ en ta spongieuse âme,
Que débris d’infortune, rogatons de drames !
Mensonges et colères tapissent ta vacance ;
Mensonges et colères fardent ton éloquence ;
Tu joues à qui perd gagne, et avec élégance,
Mortifiée à l’idée de n’être qu’apparence.
Vice et ascétisme en tes luttes d’amante,
Vice et ascétisme au for de ta tourmente,
Annèlent de tes joies que l’audace fermente,
Le provocant râle des serviles bacchantes.
Quand l’hiver vient cogner à ta chair émoussée,
Le passé désagrège de tes rêves floutés, l’accès
Aux moites songes dont hier, se mussaient
Les vierges domptées dont parle de Musset.
Au plus profond des nuits, cacardent à outrance,
L’odalisque blessée, la sensuelle en transe ;
Les hommes dont la verve assurent remontrance,
Gardent de tes humeurs affolant la maistrance,
Un peu de la folie, beaucoup de maltraitance
Enquillant des passives, la glaireuse laitance
Dont les riches sirènes font parfois bombance.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
