Quand je serai enfant sur les berges vieillies,
Verrai de la mer les insolentes vagues ;
Je regarderai naître, après folles saillies,
Les chiots nouveau-nés, sans la rague
Enroulée au nichoir couvé de moinelles,
Et qu’épient les turbulents gamins :
Ces garnements rusés, sous la tonnelle
Abritant la portée, à l’orée du chemin.
Quand je serai géant au milieu des gnomes,
L’étrange, du quotidien, se laissera vêtir ;
Les âmes animées deviendront des hommes,
Et les filles, princesses devenues, sans mentir,
Feront promesses… sans user d’addendum
Aux garçons qui vécurent jadis en oppidum.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
