Les vallées bitumées défigurent nos champs ;
Nos océans se meurent sous le goudron…
Plus de
feuilles au beau rhododendron,
Ni d’épines aux
roses, au soleil couchant.
Les rivières émargent de leur lit, asséchées ;
S’étranglent le ruisseau, sous la charmille ;
Les pluies ont
éventré les infimes ramilles,
Et de l’arbre
vieilli, l’écorce s’est détachée.
Au bruissement
d’ailes de l’oiseau des cimes,
S’éteignent de
froids matins, emperlés
D’acidifiante
rosée ; là, s’en viennent déferler,
De l’ubac
jauni, l’adret sans spires, sublimes,
Au temps jadis,
d'autres saucées d’abîme,
Des reflux de
mélasse, en cet azur grêlé…
Ne gèle plus
l’étang de l’hivernale morgue ;
Le douzil des
fontaines a perdu son éclat ;
Sera-ce en ces
nuits d’encre, que tonnera le glas,
S’enfuiront les
lunes bafouées de la sorgue ?
Pleurant complaintes devant la cheminée,
Verrai mourir des comptines, les ritournelles,
Monodiques reprises, parfois, ribambelles,
Au tercet de
sonnets, de quatrains sublimés.
En désossant
les ponts de la musarde,
Les hommes ont
foulé, au cœur du renouveau,
Les primes
facéties du garnement des vaux
Escaladés en un laiteux printemps , et que farde
L’absence ivre
de sépia, sans hardes,
Ni
ballerines... nue, aliénée au caveau
Sis aux
ténèbres viciées, pour du biveau,
Nier le métrage
noyé sous la faucarde…
Plaintives
ressouvenances de nuits floutées,
Décélérez le
mal dont je m'argue parfois,
Malgré moi_
c’est ainsi !... Du levis, au beffroi,
Ma vaillance
s’étiole… qui pourrait en douter !?
Armand Mando
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