Blessée de n’être céans, au faîte du pinacle
Dont jouissent les reines du sybaritisme ;
La voilà en disgrâce, au pied du syncrétisme :
Pauvre serve outrée du fiel de la débâcle !
Elle rêvait de voyages, d’horizons lointains,
De lunes à atteindre, de ciel à tutoyer…
Hélas ! n’est de bonheur s’en venant louvoyer
Au tertre de l’orgueil, en ces feux incertains :
Ces frémissantes braises, ces tisons abolis…
Femme, sans jouissances aucunes,
Pourrait, et sans mal, aux moindres des lacunes,
Percer du désiderata, les aveux ennoblis…
De ses larmes d’opale, ses diaphanes pleurs,
Se crispaient les soleils à naître, d’autres feux
Que l’ardente blessure écalait de ses vœux
De captive offensée de fantasques leurres.
A ma couche froissée, se laisserait surprendre…
A mon doux hameçon, et aux roulis de l’onde,
En l’épanouissement, se viendrait suspendre,
Nue, sur le froid satin d’empreintes rubicondes.
Eparpillant ses gestes volubiles à mon ancre,
Comme éjectée du rostre de la galiote,
Poserait sa superbe aux longs rais aliquotes
De nuances cuivrées, et qu’étoile mon encre.
Sa bouche sur ma peau, défroisserait le cuir
De la froide moulure… sa lèvre purpurine
Calmerait de ces ventées ambrines,
Le souffle dilaté, son aura, avant que de fuir
Le col des nuits d’orage, quand, pour luire,
De nyctalopes spires aux lueurs assassines,
Embrochent du désir, pour le mieux enduire
De malsaines poussées ; et pour l’éconduire,
Le poinçon coïtal de joutes adultérines.
Repue de ces désordres pleinement consommés,
Grisée de ce nectar aux trompeuses vertus,
Emprunterait au soir, de ma sente pentue,
Dérisoires tortilles… pour s’en mieux assommer,
En ce mal impromptu, qu’elle se doit d’assumer.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
