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lundi 20 septembre 2021

CLAIR-OBSCUR

CLAIR-OBSCUR

 

Les ombres qui trépassent sont des matins

Posés sur d’ingrats souvenirs ; elles aspirent

Du temps, en l’éveil de l’arrogant soupir,

Des premières envies, les pleurs adamantins.

 

Nous les regardons naître sous la cendre,

Les voyons se débattre au centre du cortège

Dont les mots alimentent et protègent

Les maladroits graphèmes, sans comprendre

 

Du pesant silence, l’inclassable moiteur…

De ces ombres confites_ peu s’en fallait

Que nous le tussions ! _ espérions fouler

Du rêve clos, la cruelle fadeur...

 

Nous les voyons mourir dans la lise du vide,

A l’heure où les torrents agrémentent encor

De la belle charmille, le fastueux décor

Flattant de la rigole, les minuscules rides.

 

De ces ombres nichées au faîte de nos peines,

Emanent parfois de furtives silhouettes ;

Caressent sous les branches, la rouette

Liant de nos blessures les affres souveraines.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021