En frôlant du passé, les majestueuses ailes,
Avions de l’avenir amputé l’idéal…
Qu’aurions-nous donné à ces ombres féales,
Qui ne soient illusions, broutilles, bagatelles !?
Quand l’amour, à nos portes, venait tambouriner,
L’espoir clampé au doute, éventait nos besoins ;
Ne savions en ces ires, de quoi l'oubli est oint ;
Nous, pour qui l’absence semble abiétinée…
Quand s’en venaient faner en nos matins blêmis,
Les roses du bonheur, le lilas des romances,
Pris au piège du vide défait de sa muance,
Résonnaient les remords du cœur en l’anémie
De ces êtres purgés de repentance : tristes
hères
Dont les ensoutanés maquillent l’infortune…
Ces chemins cahoteux empruntés sous la lune,
Sont l’unique sentier conduisant en enfer.
Sera-ce en ces invites de vain prévariquât,
Que l’esprit barbelé de sophisme, au soir,
Confessera en de douteux aveux, l’espoir,
Le vrai, avant de s’acquitter de ce faux reliquat
Dupant du catéchumène, l’exigible prébende
Versée de large bourse au pied d’un prélat,
Et qu’épie sans relâche, le prétentieux oblat :
Cet hypocrite nonce piégé de salbande !
En caressant la peau du futur à paraître,
Ai fait, sans ronds de jambes_ est-ce à tort ?
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Le chemin à l’autel, sans rames, ni stator ;
Ne suis de ceux qui doutent !!! et pour
naître,
J’emprunte du Ciel, L’Unique Fenêtre,
Dont la terre s'est désengagée… le butor
N’a certes pas suivi, étranglé d’un bitor,
La Céleste Voie où l’âme s’en vient paître.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
