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jeudi 9 septembre 2021

FAUT-IL ENCOR Y CROIRE

FAUT-IL ENCOR Y CROIRE

 

 Si j'étais revenu, auriez-vous accepté

Que nos mains se puissent rapprocher ?

Si de vos larmes, moi l'amant dépité,

Avais trop longtemps recherché

 

Les perles dont vous me fîtes don,

Serais-je des contraintes, illusionné,

Contrit, en de poussifs pardons,

Cœur à nu, apte à vous étonner ?

 

L’enfance nôtre s’égrène peu à peu,

Bercée d’illusions, de pondération...

Se doit-elle soumettre aux pompeux

De vains dogmes de propension ?

 

Verra-t-elle un jour, des perspicuités,

Naître enfin, radieuse, la bohème

Aux jaspures écachées, voire floutées ?...

S’en cornaquent les mofettes blêmes.


Si des mots vétilleux de vexantes missives,

L'inconfort sanglait le parchemin,

Glanerait sûrement de l'imaginative,

L'habile ton... plus habile peut-être, ma main

 

Sans nulle crainte, ni aposiopèse,

Vêtirait l'épistole, de fougueux attributs ;

Peu s’en faudrait, en ce dolent malaise,

Que j'aie à m'en faire, et sans du lourd tribut,

 

Agréer de spécieuses coactions :

Ces quitus au joug d’immodestie,

Du sophisme de prévarications,

D'un clerc tonsuré, spolié d'empathie.


Dois-je encor croire aux joutes labiles

Sans du pesant chaos, écurer la tortille ?

Et si de l’agonie, s'éventait le babil,

Y verrions nous poindre de lambines vétilles ?

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021