vendredi 21 mai 2021
ATRIUM DOMINATIONIS SATELITEM* Despotisme de cour
SUBVERTENTEM GENTEM NOTAT* Trompeuses estampilles
NOTAT*
Trompeuses
estampilles
Retiens du silence égrené des années,
Le mutisme effeuillé en l'omission !
Viens fleurir des nuits, l'altération,
Aux sarcasmes de rires profanés !
Ois de l'avril, si l'aube s'en imprègne
Le printanier souffle, au chant de l'hirondelle,
Le cri de l'oisillon, l'envolée des sarcelles,
En l'éclosion de cavatines ! ... S'y éteignent,
L'astre désorbité, l'étoile défraîchie,
Sombrant, pour d'autres renouveaux,
Parer le clair azur, sous duite d'écheveau,
L'infini, où se meurt le blizzard avachi.
Guide de mes larmes d'opale, l'afflux !
Te ferai voir de l'ultime, le souffle
Discordant, qu'entoile, sous maroufle,
La brumaille, piégée du fol influx
De mon double aux souvenirs jaunis:
Ces rêves détrônés du destin opiniâtre…
Viens éteindre les braises de l'âtre
Du devenir... cet insert démuni !
Reviens mordre de baisers, les fièvres
De l'ambition... la superbe d'antan !
Ne la laisse rafler du temps au temps,
Ni clore de ta moue, la pulpeuse balèvre !
Distant au renouveau, de la douce rosée,
Mes pas se sont fanés… ne reste plus rien
Des revêches traces, en ce flou aérien,
Excepté les reflets nuancés d'un soleil posé
Sur les cicatricules d'un amour écorné,
De désirs en haillons, riveté au bossoir
D'un bateau chambardé de vagues illusoires,
Chatonné de plaisirs l'y venant intrôner .
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
MIHI LOCUS* Ma chambre
jeudi 20 mai 2021
CUM IPSA PULMONUM EX IMPOSTURA NATAE*
CUM IPSA PULMONUM
EX IMPOSTURA NATAE*
Au rythme de l’imposture
Je t’ai aimée d’amour... t’ai aimée, tout court,
Avant de voir tes yeux trahir la démesure,
Ton cœur, farder d’horribles ébrasures,
Trompeurs sourires et mielleux discours.
Tu m’as griffé de contes, de fabulations
Implosés en tes râles de serve affectée ;
Ta vie, cette trémie de feintes infectées
De mignardises, foule tes prétentions.
Ai, de l'absence, fait, sans la pleurer,
Une œuvre travestie, pour effleurer
De la bouche crispée, l’eau forte de nitrique…
En l'abnégation, main gantée sur fleuret,
Je viens percer du vide, las, écœuré...
L'offense d'une pecque aboulique.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
SUUS ‘EIUS* C’est elle
C’est elle
Elle est une fontaine au matin de décembre,
Un océan dont les vagues se cambrent ;
Les ombres qui la cernent sont des nuits
Échappées dans le tard, de nuages enfuis
Du cosmos : mélange de souffre et d’ambre.
Elle est en ma mémoire, aux heures qui fuient,
Le beau temps revenu, après les froides pluies.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
mercredi 19 mai 2021
ARSINOE
Vous apparaissez entre mes froncements,
Telle la reine alanguie, Amarineras,
Liant de mes désirs épurés de tourments,
Cet impulsif trille, et qui encor, terrasse
L’énamouré percé de cruelles sagettes
Dont Cupidon aiguise le sulfureux apex,
Quand au soir, agonise, affleuré d’un silex,
Le preste libertin effeuillant la nymphette.
Puis,
Dérobée, aux brumes viciées d’Ecosse,
Fuyez le sentier de la lande floutée,
Seul,
J’égrène des pleurs piégés de la cosse,
Les fragiles grelots s’y venant jouxter.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
DIS* Concomitance
Concomitance
Les mots d’amour se sont évaporés ;
Eventés les soupirs de nos conciliabules…
Souvent, j’ai envie, lorsque je déambule,
De refaire le chemin, où parfois, à l’orée,
Tu m’attendais sereine, ragaillardie,
Au petit matin blême… ta peau avait le goût
Du fruit juste cueilli, la saveur dont s’engoue
La balèvre déliée de fables qu’on ourdit.
Je te revois sous le chêne pédonculé ;
Robe de mousseline, trottines de bambée :
Charmant tableau… en un soir de flambée,
Quand s’étrécie l’espace aux reflets éculés.
Tes yeux, ce miroir aux teintes azurées,
Projetaient sur les miens, d’étranges lueurs
Cascadant mollement sur l’exsangue pâleur
De tes joues enfantines semblant emmurer
Les mutines fossettes posant à ton sourire,
La moiteur des baisers volés, par insolence,
Le charme du goûteux… en l’intense.
L’assurance des nymphes à conquérir,
Mais aussi la décence des muses à chérir,
A, sans pudibonderie, réactivé l’offense.
Au seuil des résipiscences, aluné parfois,
Le passé m’octroie de piètres rogatons…
Il semble que l’ouvrage harmonise les tons,
Encernant de l’angoisse, le hideux effroi.
Rêveur, aux nuits écorchées de silence,
Je voyage d’insomnies, en marasme ;
Escaladant de la haie pénétrée de sarcasme,
Les fragiles boutures du sommeil intense…
En l’éveil, je redeviens prince de l’utopie,
Chevauchant de mes amours anciennes,
La longue traverse, où l’âme fait siennes,
Les riches odyssées déplissées d’entropie.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021







