UBI SUNT FLAMMAE*
Où sont les flammes
Où vivent les femmes qui animaient
Des flammes
en vos yeux trop froids,
Pour concevoir
de l’autre, quand il aimait,
La beauté
dominant les hurlements d’effroi ?
Vous souvient-il
des filles de nos jeux,
O si
peu soumises aux règles attentatoires,
Préjudiciables
aux mutines, en l’enjeu
Du conflit
opposant les lois ostentatoires (!?)
Celles qu’il
m’en souvienne, ont grandi
Sous la
coupe d’amants sans attirance,
De tartufes
débraillés, refusant l’organdi
Des damoiselles
poudrées d’impertinence.
En mutiques
pimbêches encloîtrées,
Ces fardées à outrance de froides alcôves,
Dévoraient
peu à peu, sans nous déconcentrer,
La chair
prise au piège de leur blessure mauve,
Déchirure
en l’estuaire des cuisses, ce chenal
Dont le
mâle emprunte du mont pubien,
Les
voies clitoridiennes, ces sentiers, au canal
D’imperceptibles
gangues… comme on s’y sent bien !
Des frissons
amortis de gestes malhabiles,
A la
douce rainure de l’hymen vagabond,
Flottent
de suaves perles, des suées volubiles
Enroulées
au phallique support… pudibond,
Le marin
en tangage, se laisse emporter,
Pour ne
se point soumettre à la retenue…
J’eusse
aimé comme lui, encor, supporter
De la
pleine manœuvre, d’un rythme soutenu,
L’irréfragable
coït, quand le rostre pénètre
La douve
matelassée de la musaraigne
Butinant
de guerre lasse… s’en doit-elle soumettre (?)
Et l’offrande,
et l’espèce, qui du nanan, saigne
Avant que
de gésir, quand les larmes le baignent
De remous
manifestes… décélérés, peut-être !
Où sont
les flammes du sérail de nos rêves,
Ces plumets
colorés de nos livresques songes ?
Au mouroir
des nuits blêmes, la belle
En estropie,
puisque le mal, céans, l’achève,
La
ductile mesure… l’enclosant de mensonges.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020





