IN
FINE
J’ai vu s’ouvrir aux lunes de septembre,
Au monde qui s’égare pour disparaître,
Rives endormies au soleil à renaître,
Berges encavées aux nécropoles d’ambre.
Mes nuits atteignent du sommeil froid,
Les cauchemars enkystés d’inférences ;
Que n’aurais-je donné pour de l’adolescence,
Retoucher le profil arc-bouté au beffroi
D’imposants fiefs de provinces meurtries !
Y traînent au soir, les vierges griffées
De l'incertitude dont le cœur suiffé
Souille l’acuité accorée au mépris.
Les morts gardent du séculier, rites,
Faste d’antan, et pour se protéger
De la douleur de peines ennuagées
De peur, de répulsions confites,
Et qu’écalent en ces noces spectrales,
Remembrances, en l’isoloir du temps,
Tièdes resucées effeuillées en partant
D’esprits cacochymes sanglés de râles.
Sans porter estocade aux contradictions,
Ni percer le bedon des miennes vanités,
Je fais en ces chemins… ô si peu usités !
Montre de vaillance, sevré d’addictions…
Au bas de page où ma plume musarde,
Les mots défaits de métamères, s’affolent ;
Enquillés à ma déconvenue, somnolent,
Vaincus d’atticisme, en l’ébauche bavarde.
J’ois des matins creux, à l’aube claire,
Quand du soleil d’été, s’évapore la nue,
Le cri de zombis, d'ectoplasmes ténus
Chahutant aux rêves enduis de glaire,
Viscosité, mue de fantômes mutés
Sous coupole d’un caveau chaulé,
Catafalque... peu à peu démoulés
Des doigts du péché aux restes aboutés
De cadavres blanchis du Shéol,
Exuvie dont le passé fait fête…
Si j’avance en silence, que rien ne m’arrête,
Verrai, au souffle chaud d’Eole,
Ma peau délacée des rires de l’enfance ;
Yeux mi-clos, d’insidieuses promesses,
Bluterai du mal desserti de confesse,
L’affectation couvée de sénescence.
Mando ne sera, en cet obscur désordre,
Qu’un citoyen blessé, reître désarmé
Au pal de la métempsychose… être alarmé
Qui du noir, ne se laisse plus mordre.
Armand Mando
ESPARTERO© copyright 2020












