CERTAMEN IRRITUM*
Inefficaces luttes
Après avoir vécu en de lointains
déserts,
Déraciné des terres, amertume,
vice ;
Couché nu sous l'arche des solstices,
Ai vu s'évaporer l'infidèle univers.
Après avoir purgé des yeux, les
sanglots,
Vidé des palpébrales l'itératif reflux,
Mon cœur fit un bruit de
grelots,
Au soir où flottent les profils
joufflus.
Après avoir aux ides, nuancé des nuits
L'équivoque noirceur, sans espoir,
Du caveau où les spectres s'ennuient,
Ai allongé au seuil du
désespoir,
Les joutes du conteur immature,
Brèves de copiste… sans
doute ;
Du slang conspué, aux ratures,
Mon verbe su harnacher la fatale
déroute.
Après avoir des solitudes, lié
silence
En cette thébaïde, futiles
pensées,
Ai, aux gorges du puits de science,
Bu ; s'y abreuve le rhéteur insensé.
Quand s'étire matin, de l'errance
Aux égarements sombres,
La pérambulation, des manigances,
Busquent les fuites sans nombre.
Armand Mando
ESPARTERO© copyright 2020
