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vendredi 21 août 2020

EMPYREUMS NAUSEAM*


EMPYREUMS NAUSEAM*
Empyreumes nausées

Il est déjà matin ; voilée de nébuleuse,
La plaine s’en vient couver au ventre
De vallées creusées du barycentre
D’ombres aux vapeurs argileuses.

S’étendent, les relents de mofette,
Acidifiants gaz de flux nitriques ;
Déliée de l’arche concentrique,
La faune s’affaire, dépitée, stupéfaite.


L’océan vrillé aux corallines vagues,
Danse sur les flots parés de friselis,
Et qu’enroule la lame ointe de parhélie
Rehaussée du ton vif de reflets en zigzag.

Les marées fauchées de tempêtes, bavent
Aux équinoxes, sur la cuve flottante ;
S’y effeuillent les algues, aux battantes,
Quand la baille dissoute délave

Des fonds gris, le limon bacillaire,
Alluvion lésée de vertes puntarelles
Irradiées de sel marin… aquarelle
Placée au cuvier de flore fritillaire.


Dérivent des courants, les grises battitures
De l’ancre des bateaux… miasmes rivés
Aux écailles... peu à peu, dérivées
De madrépores voilés de la mâture

De navires… trop loin du Miquelon
Des précieuses pêches ; les morutiers
En domptent les filets de grutiers,
L’appareillage traîné de son long

Sur la masse ingrate, l’onde furieuse 
Soignée des vents de la côte saline,
A l’heure où le fretin dessille la résine
D’un mât terne survolé des rieuses,

Insipides mouettes, à contre sens
Des cerces lagunaires… battent des tapées,
Les sirènes goulues défaites du drapé
De sargasses cloquées d'indécence.


Nauséeuses soufflés de contrées,
Ne jetez _ je vous prie_ des déconvenues,
L’insuccès piétiné de vos parvenus
En mal d’affection, polluant, décentrés,

Les rivages soignés de nos palmeraies,
Les berges moulées où s’allongent, l’été,
Les nymphettes, quand l’écume bleutée
Frôle les jouvencelles aux rires efflorés !



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020