Illusoire cascade
Ton amour est pour moi,
Aux nuits, illusoire cascade ;
Parfois, tes piètres émois
Ceints de sentiments fades,
Attisent les braises de rancœur,
Pénétrant au son de l’hallali
Le venin de l’âme, le fiel du cœur
Où surnage l’imparable folie...
Il y a tant de mots, de discours,
Chaque jour, à nos lèvres bavardes ;
Sont-ce en de vains parcours,
De routes empruntées de bardes
Que l’espoir décélère du temps,
En l’aurore sans teinte, minutes
Et secondes, derrière les battants
Où nos corps nus chahutent ?
Les épis de ta gerbe fanée
S’égrènent des froids matins,
A l’aube des jours tannés
Emportés des vagues du destin.
Elles roulent en cascade, puis, glissent
De la hanche du remords effloré,
Brisant de la rocade, l'éclisse
Soutenue, la voulant emmurer.
Armand Mando ESPARTERO© Copyright 2020
