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mardi 18 août 2020

NIHIL MINUS QUAM…*


NIHIL MINUS QUAM…*
Moins que rien…


J’étais comme elle, un gamin délaissé
Jouant chiffons et balles, en silence,
Gosse cabossé, purgé de son enfance,
Vers l’ailleurs, au col des trépassés…

Mes rêves cloquaient  au vent des libertés,
La souffrance, les doutes compulsés ;
J’étais une œuvre morte rehaussée
D’une eau forte stridulant la beauté.

Je suis né sur une terre ingrate,
Sol piétiné de spadassins pugnaces ;
Aussi, ai-je des partitions, sans grâce,
Dompté l’eurythmie d’impossibles cantates.


Ai confessé des manques de tendresse,
Pinçant de l’affect, l’aréole superbe…
Délié de joutes, de propos acerbes,
Ai obvié des lois que l’on transgresse.

Ai vu Paris au rets des Cabochiens,
Soulever de la Seine, la dégaine flétrie ;
Mes envies de vomir sur l’immonde patrie,
Tuèrent du raisonnable, la vertu sans liens.


Ai dénudé des vices impromptus,
L’aguichante cambrure… me suis fait hédoniste,
Quand l’aplomb du béjaune l’éjecte des pistes ;
Y roulent des ombres par trop pentues.

Aux aurores, au point du renouveau,
Irai sur vos dépouilles, avec cérémonie,
Déposerai des gerbes… sans ironie,
Inénarrables lazzis ; l’amok murera du caveau,
L’entrée, dont la mort a su faire déni.



 Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020