ALIUM*
Autre part
Le bourgeon, du hallier l’enserrant,
Boit la rosée, aux premiers matins
Des semences, sous l’œil adamantin
Du radieux soleil aux rais exubérants.
Papillons devenues, les chenilles
déploient
En l'aube, leurs chétives ailes ;
L’apex redessine les costales, belles
Feuilles discales solennisant l’exploit.
Le vent semble crisper l’aciculaire tige,
Le fuseau, sur les berges lacustres ;
Le fier roseau, le lierre en incruste
Protègent le barbican aux nobles rémiges.
S’éveille au cri de l’aigrette garzette,
Au chant de bondrées apivores,
De buse, l’insecte frugivore
Retenu aux spinules de gariguettes,
Juteuse fragaria fluée sur la lippe
En suçons de sucs appréciables,
Sous ridule médiane... agréable
Lie tanisée de philtre, d’où ripent
Des sécrétoires, la glotte bruyante…
Le pollen, des pixels, vient poudrer
La nature, d’exine, d’intine, à l’adret
Du long col champlevé, et qu’enfante
Aux printemps d’amoureux en liesse,
La douce aubade… souvent, elle séduit
L'âme, le cœur conquis… j’en déduis,
Qu’elle enivre de fidèles promesses.
Armand Mando
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