LEVA
PLANCTUM BALADIN*
Ironique baladin
Que n'êtes-vous, sauvage, à ma litière
Arrimée… mutine, en de suaves moues,
Accusez audace, trompant de vains remous,
Les caprices butés de vos œuvres altières !
Conquis, en ces humeurs dociles, votre rire
Humanise de vos larmes salées, l'itératif débit ;
Engoncé au fourreau du mal qui m'estourbit,
Je suffoque, écrasé d'inquiétude, pour du pire,
Éteindre le pyrrhonisme dont l'ambition peaufine
En de fallacieux rites, la subtile obédience.
Espiègle dryade, faites montre de patience
Quant aux miens besoins ! Ai-je de joutes fines,
Altéré de l'attente vôtre, les rudes gémonies ?
Devrais-je m'en repentir, moi_ inutile taxon,
Pasquin de cour, pitre au teint arcanson,
Dont la gent affectueuse semble faire déni ?
Enfiévrés de contradictions, ai des nuits,
Amplifié l'âpre opacité, inversant des veilles
Piégées de narcoses, les volutes vermeilles
Pleinement dissoutes du captieux ennui.
Vous fardez, ce me semble, au revers de l'aplomb
Rivé aux spoliations, généreuse mansuétude…
J'aime à ce directoire, délié d'inquiétude,
Paraître en homme libre délesté du plomb
De sombres incartades, pour déployer rémiges,
M'envoler hors l'enclos où, repus de farrago,
S'alourdissent les buses leurrées de plagaux,
Les bondrées égarées sous de nobles vestiges.
Si j'ai du matassin, emprunté guenilles, singer
Du turlupin, minaudières esbroufes, ai aussi,
Du galant gentilhomme, peu à peu, adouci
Gutturale phonation, sans blesser, ni piéger
Du vulgum pecus
attentif aux rimes abstraites,
La feinte naïveté, ou du gourdiflot de cités,
La jobarderie dont s'enquiert le fat plébiscité
De foules estropiées d'esclandres indiscrètes.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020



















