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jeudi 9 janvier 2020

VIX EIS*


VIX EIS*
Ourlet de cicatrices

Il évoquait ton nom, décrivait tes humeurs,
Tes rengaines… puis, à sa dernière heure,
Confessait sans sourire, cette étrange pâleur
Dont la peau absorbait l'insipide fadeur.

De la lente agonie, aux virtuelles sensations,
S'éteignaient peu à peu, les mornes pulsions ;
Peuplé de folles rondes, de récréations,
Son cœur, du passé, déliait les passions.


Il se souvînt, qu'assise dans l'herbe folle,
Tu nouais des bouquets l'étrange auréole_
Parhélie, brefs éclats, reflets de lucioles:
Enchanteresses spires posées en alvéoles.

Je souffrais en silence de vos conciliabules,
Votre complicité, quand, au soir, déambulent
Les mots donnant ton aux clausules
Enchâssées aux rimes sevrées de préambule.


Sur ta peau de lascive amante, d'égérie,
Nagent en des matins cuivrés, les tons de féerie,
Harmonieux pigments dont le vieil ahuri
Absorbe sans retenue, la fantasmagorie.

Je voudrais en l'absence de vos désirs fanés,
Retoucher des rides, les cicatricules_ tanner
Du licol en ce harnachement, et sans le profaner,
Le pastel ; le rehausser d'un lavis buriné.


                                  Hélas! 


Sous l'arceau de tes jambes, s'allument
Les feux du plaisir que nos rêves assument,
Les vêtant d'ascétisme… à l'aube, ils enfument
De nos soifs, la pépie encloîtrée d'amertume.




Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020