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vendredi 17 janvier 2020

CES CORRUPTOR*


CES CORRUPTOR*
Minable corrupteur

Minables, vous laissez empreintes en ces deuils:
Guenilles et breloques, penaillons, oripeaux ;
Aux mortes présomptions ; là, s'effeuillent
Du temps, les mécaniques heures, sous la peau

Du plus faible, ce servile péon, fidèle métayer
Sur une terre ingrate, rétive aux abattées…
Fiers, domptez aux ides du calendrier,
Les premiers décans, repoussez des ventées,

L'indispensable pollen dont jouissent les champs,
L'allogamie dont la faune abecque substance ;
Ces pas que jadis, vous fîtes en marchant,
Ces obstacles franchis sans nulle méfiance,

Sont hélas(!) devenus en votre acharnement,
Éphémères stigmates, car de ces archiptères,
Les butyreux élytres ont fondu… lentement,
Sous leurs plastrons, la nauséeuse glaire

A maculé du sol, d'appréciables goulets, souillé
Des terres, en ces arrugies, la modeste parure ;
Que ferez-vous de plus quand vos rites rouillés
Scléroseront de l'âme_ la vôtre_ la structure ?


Sur un domaine meuble, semiez discordes,
Accordant allégeance aux ventrus précepteurs
De la cosmologie_ nécromants d'une horde
De faux mages, thaumaturges, incantateurs.

Vous épiez désormais, à l'orée de sous-bois,
Les Sabines dont Rome en de lourds apocryphes,
Scelle pour Crustumerium, Antemnae, aux abois,
La légendaire capture, l'apologue attractif.


Quand il pleuvra du Ciel Rédempteur, au soir,
Les Célestes Grêlons, votre empire de boue
S'écroulera sans peine… de vos ruines-passoires,
Goutteront des flammes perçant de l'embout,

La friable mouture ; de vos cadavres, la vermine
Boudera l'exécrable bâti… vos entrailles bridées
En la fermentation, dénudera la mine,
Le simiesque profil: prognathe faciès ridé

D'incubes aux portes du Hadès, succubes
De l'herméneute sur pulpitum, ce tréteau
De harangue... les démons y titubent,
Avant de s'écraser du porche sans cima, ni linteau.  




Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020