UT ME DUPLEX MITTENT*
Pour y vomir mon double
Rendez-moi mon enfance voilée,
Ce temps amplifié d'angoisse
De mâtines, des belles envolées :
Vespérales, rituels qui poissent !
Rendez-moi ma peau sans armure,
Lardée de joviales constances !
Aurais-je en ces périls, su des murs,
Franchir des délétères mots, l’offense ?
Mes bontés raisonnèrent vos larmes ;
Des primes incartades, l'arceau
Du reître, s'il dépose les armes ;
Il rêve d'un pouvoir éclaté en faisceaux.
Les filles fuitaient en l'aube claire
L'espoir illusionné dès lors
D’artefacts émulsionnés de glaire,
D'additifs ; ils meurtrissent le corps,
En percent l'opercule probable…
Mes nuits délivraient de l’éther
La replète turgide : palpables
Proéminences de callipyges, qu'enterrent
L'onanisme en ces dévergondages:
Autophilie où de l’abstrait pointe
L’être dont l'hymen affine clonage ;
Les germes in-vivo, s'y accointent.
Rendez-moi mon drapé de sultan !
M'en conforterai; je veux y revenir
Sans m’enliser aux mots hésitants,
Cette fange que ne peuvent bannir
Nos larmes ; celles qui souillent
Aux ides, suppliciés, bourreaux,
Ignobles, prétentieux arsouilles
Vaincus de corpulents barreaux.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020


