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Bien plus encor…
La femme, ce couffin, est un berceau
Où somnolent larmes bleues et
fièvres ;
C'est aussi de l'angoisse, l’agile
roseau,
Le maillet d’un
pointilleux orfèvre,
Un couloir librement emprunté
D'amants en escale, fougueux marins
Prisonniers de vagues démontées,
De tempêtes, d’invincibles poudrins.
La femme, ce destrier trottant,
S’empanache ; s’y allège sa croupe,
Aux plaines rentoilées du temps,
Aux brises qui la souvent découpent.
C’est une cathédrale d'où résonnent
Des mots empruntés au néant…
Souvent, c’est vrai, s’y désarçonne
L’étrivière lacée de l'aliénant !
La femme, ce trajet incertain,
Longe des belles rives, le ponton ;
A nos pages, nuancée d’un satin,
Dévoile du pubis, le
généreux fronton.
C’est l'aquarelle, pastel sur chevalet...
Sous étoupe, sa cambrure de reine
Piège le ton fauve, sans en taler
L'alliciant buste, l'anse souveraine.
De la femme-miroir de la nuit,
A l’infidèle muse de ma prosodie,
J’aspire la sève gluée du fatal
ennui,
Déliant de l'âcreté, le tanin affadi.
Armand Mando
ESPARTERO© copyright 2020


