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samedi 23 mai 2020

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Bien plus encor…



La femme, ce couffin, est un berceau

Où somnolent larmes bleues et fièvres ;

C'est aussi de l'angoisse, l’agile roseau,

Le maillet d’un pointilleux orfèvre,


Un couloir librement emprunté

D'amants en escale, fougueux marins

Prisonniers de vagues démontées,

De tempêtes, d’invincibles poudrins.


La femme, ce destrier trottant,

S’empanache ; s’y allège sa croupe,

Aux plaines rentoilées du temps,

Aux brises qui la souvent découpent.


C’est une cathédrale d'où résonnent

Des mots empruntés au néant…

Souvent, c’est vrai, s’y désarçonne

L’étrivière lacée de l'aliénant !


La femme, ce trajet incertain,

Longe des belles rives, le ponton ;

A nos pages, nuancée d’un satin,

Dévoile du pubis, le généreux fronton.


C’est l'aquarelle, pastel sur chevalet...

Sous étoupe, sa cambrure de reine

Piège le ton fauve, sans en taler

L'alliciant buste, l'anse souveraine.


De la femme-miroir de la nuit,

A l’infidèle muse de ma prosodie,

J’aspire la sève gluée du fatal ennui,

Déliant de l'âcreté, le tanin affadi.





Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020