ET SI
AMOR…*
Et si l’Amour…
L’Amour, Ouvrage ciselé de L’Orfèvre,
Divin Créateur, Seigneur Tout-Puissant ;
Est Le Livre rédigé de Son Sang ;
Ointes, LES PAROLES à Ses Lèvres.
L’Amour est La Victoire survenue
Au Calvaire, à La Croix manifeste ;
Il dilue du trompeur palimpseste,
L’itératif flot d'actes mis à nue.
L’Amour est un recueil de psaumes
Dont la voix agrémente les notes,
Les plaçant en phonies dizygotes,
Jumelant du rythme-métronome,
S'ils s’éparpillent, sons inachevés,
Accords pénétrés de vacillation…
Il parachève, sans ostentation,
L’eurythmie la voulant encaver.
La Fontaine de bienfaisance
A de mon cœur, jailli à l’aube,
De la rosée ; ses reflets engobent
D’un lourd chassieux, l’indécence…
Si j'avais de la soif, attisé la pépie,
Posé aux lèvres nues, des mots,
Au tempo d’ambles gémeaux,
Cette ivresse sèvrerait du répit,
Peu à peu, l'âme défaite du son
Pénétré de mélo... dîtes! Combien
De guaglione, de mâles qui du bien,
Sans vergogne, donneraient au basson,
Mezzo voce, l’harmonie du chantre,
De L’Amour, dénuderait l’angoisse
Veloutée, hors la haine qui poisse,
Dessillant du point de barycentre,
Les éléments rivés au linéaire ? …
Je vois du Ciel de mon devenir,
Sans mal, et sans circonvenir,
La Céleste splendeur sans terres,
Ni orbes d’occultistes véreux :
Chimistes, cristallomanciens
De nécroses, gangrenés… sélaciens
Aux crocs de babosse, culs-terreux.
Ce Dévoilement d’En-Haut,
Coiffe méprisés et lazzarones ;
Dieu les reconnaît, puisqu'Il trône
Au-delà de la nue ; tout le beau
Contrefait de la peur en guenilles,
Chaque doute de l’esprit abîmé
D’obédience d’icônes sublimées
De tartufes aux lois sans codicilles.
L’Amour, ce jardin de roses, jasmin ;
Est un éther miroitant d’allégresse,
Quand s’éteignent la détresse,
Les craintes d’un autre lendemain.
Armand Mando
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