INUIRIAS MORTIFERUM*
Mortifères lésions
Elle repousse de ses
ailes froissées,
L’ombre moite du sommeil,
S’accroche aux lueurs
vermeilles
Du repos, ses phases
nuancées.
De ses blessures, calme
l'éraillure
Lénifiée d’entorses
en sa béance,
Opacifie, sans montre
de méfiance,
Le manifeste de ses
déchirures.
À l’aube, quand migre
la bernache,
S’écoulent de ses
yeux fardés,
Des chaudes
lacrymales, sans arder,
De diaphanes gouttes
; s'y détachent
Des palpébrales, tristes
larmes,
Offense encloîtrant
de sa peau,
Les foulures, ces
tristes oripeaux ;
L’exsangue en avilit le charme,
De la résipiscence, la
componction
Du mal en ces désagréments,
L'escarmouche du mari,
de l'amant :
Ces bretteurs de la sédition…
Des ruelles, se
gondolent ses pas
De germanopratine ;
y mûrissent
Du doute, de terreuses
éclisses
Cachant de son regard,
l'appât
Du poussif sans
desideratum,
Damoiseau, lad,
noceur déconfits…
Fière, que
croyez-vous qu'elle fît
De l'abus du
dispendieux fatum ?
De son cœur d’amante montent
Des sanglots embués
de disgrâce…
Il pleut sur sa
vacance des traces,
Variantes, et
qu'amplifie sa honte.
Armand Mando
ESPARTERO© copyright 2020



