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lundi 25 mai 2020

INUIRIAS MORTIFERUM*


INUIRIAS MORTIFERUM*
Mortifères lésions

Elle repousse de ses ailes froissées,
L’ombre moite du sommeil,
S’accroche aux lueurs vermeilles
Du repos, ses phases nuancées.

De ses blessures, calme l'éraillure
Lénifiée d’entorses en sa béance,
Opacifie, sans montre de méfiance,
Le manifeste de ses déchirures.


À l’aube, quand migre la bernache,
S’écoulent de ses yeux fardés,
Des chaudes lacrymales, sans arder,
De diaphanes gouttes ; s'y détachent

Des palpébrales, tristes larmes,
Offense encloîtrant de sa peau,
Les foulures, ces tristes oripeaux ;
L’exsangue en avilit le charme,

De la résipiscence, la componction
Du mal en ces désagréments,
L'escarmouche du mari, de l'amant :
Ces bretteurs de la sédition…


Des ruelles, se gondolent ses pas
De germanopratine ; y mûrissent
Du doute, de terreuses éclisses
Cachant de son regard, l'appât

Du poussif sans desideratum,
Damoiseau, lad, noceur déconfits…
Fière, que croyez-vous qu'elle fît
De l'abus du dispendieux fatum ?


De son cœur d’amante montent
Des sanglots embués de disgrâce…
Il pleut sur sa vacance des traces,
Variantes, et qu'amplifie sa honte.





Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020