ET ITA VIVERE…*
Et si du mal de vivre…
Achète-t-on la vie, d'un livre,
L'existence, du charme trompeur ?
Déracine-ton du destin, la peur,
Du mal, rage, désir d'en survivre ?
Donne-t-on de fortune pleine,
Prébendes, louable viatique ?
S'en émeut-on, si de l'initiatique,
Les notes faussent les peines
?
Où sont les femmes épanouies,
Dont le sein agréait prévenances,
Aménité, douces complaisances,
Puis, à l'amant, perceptible ouïe ?
De possibles dérives, parfois,
Violent les règles attentatoires,
Dérogeant volontiers, d'offertoires,
Quinteux rituel d’adeptes sans foi.
Dussions-nous cacarder de l'être,
Le triptyque, ce fastueux retable
D’iconoclastie ! Rien d'acceptable,
Si ce n'est la soif du paraître !!!
Voyez du serf, entorse princière,
Gordienne calle ! De la palinodie,
Oppresseurs sacrilèges, érudits
Impudents à l’audace faîtière
De pamphlétaires de cour,
Théâtreux, miteux en loques,
Paradant, ivres de colloques,
Brisés, las de vains discours !
Du mal être, sans croyance,
Faisons bombance, ripailles,
Pour festoyer, s'emplir entrailles,
Quand l’âme, clivée à l'indigence,
Du verbe aimer, en
herméneute,
Donne au Hérault du casus-belli,
Ton… aux primes embellies,
Au plus fort de la meute !
Je comprends… ou peut-être pas,
Ces orgueilleuses joutes
Estocadées de doutes,
Perplexité… sans accoter leurs pas.
Armand Mando
ESPARTERO© copyright 2019


