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dimanche 10 mai 2020

NOVIS ITENERE*


NOVIS ITENERE*
Etrange parcours

S’il est d’autres sentiers, de jardins
Berçant de molles avancées,
Le cahoteux parcours, le fier citadin
En ignore souvent, la traversée.

Se peut-il que l'on piétinasse sans mal,
Les sillons foulés du preste spadassin
Ficelé d’engrêlures, aux nuits optimales,
Du soudard devenu ignoble assassin ?

Si se meurent au matin, bruines,
Crachins, de folles déferlantes,
Voit-on s’éveiller d’altérables ruines,
Spectres, ébauche bringuebalante ?


En de sombres parcours s’éteignent
Peu à peu, les somnolentes braises
Du futur à renaître, et qu’atteignent
Les flammes d’inopportuns mésaises.

Si la vie encave des songes, l’aura,
L’existence en lie le sens isolable,
Nous faudra… j’espère qu’on le pourra,
Doser l’euphémisme appréciable,

Le patelinage du tartufe singeant
Du réel, exacte prétention… dire
En ces feintes, que de l’argent,
Nos aïeuls se gaussaient, sans abâtardir

Des besoins premiers, outrecuidance,
Obturant le conduit du relativisme:
Éphémère clausule… l’antécédence
De mes larmes sans charisme,

S’évertue à dompter de l’ego meurtri,
Ma doublure d’adolescent rongé
D’imputrescibles remords… contrit,
J’effeuille du destin, sans proroger,

D'infimes semonces du possible,
Quand bien même mon deuil en égrène
Aux primes incartades, les cessibles
Et trompeuses pollicitations de peines

Dont je me fais fort d’atténuer au soir,
La componction… suis-je geôlier
Des flous polymorphes ; dois-je surseoir,
Atermoyer céans, pour ne point lier

Aux lacets de l’acheminement
Qui des décélérations, épuise
Le béjaune ? Suivrai-je calmement,
Sans m’écrouler, quand s’amenuise,

Mon souffle ahanant, la route éventrée
Conduisant au Hadès ? … s’y repaissent,
Incubes bannis, lutins excentrés
Du cosmos déviergé de hideuses abbesses.



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020