CURA
DOMAT ; *
Apprivoisez
l’angoisse !
Le danger est autre, si l’homme résiste
A l’abus dont il se fait sherpa…
Le mal est anodin, si de vie à trépas,
Fleurit la tolérance; l’honnêteté la piste.
Il reste tant à faire, tant à offrir
Au lazzarone, au nécessiteux ;
De la pitié, aux sentiments goûteux,
La compassion a toujours su ouvrir
De la bénignité, l’acquiescement
Du cœur égoïste; la mansuétude
Se laisse, aux primes hébétudes,
Chavirer à tribord du désœuvrement.
Se meurent aux lunes, hélas !
Nos semblables, nos frères,
Déportés de courants contraires ;
Agissons ! Ne point restons de glace,
Où les ténèbres crispent l’ego
Trop illusoire, ce pylône cintré !
Là, les morts en perdent attrait
Bien fol qui du
matin albugo
Apprivoise du temps perdu,
La dérive de moites souvenirs,
La réminiscence à bannir,
Sépia, remembrances dodues
Engluées aux sorites pétris
De faux triomphalisme… le bourreau
Cerné d'anamnèse, du fourreau
S’effiloche, s’ébrèche, se flétrit
Pour remords devenir… trop tard
Pour le quitus de dégénérescence !
Le monde va de la sénescence,
Aux dilemmes, louer le fêtard,
La catin sur le trottoir d’en face,
Le noceur en ribote, l’ivrogne
Quémandant sans vergogne,
Sequins, pour estomper ses traces.
Que ne puis-je en ces désaffections,
De la plume, assujettir sans peine,
Audacieux syllogisme, rengaines
Des miennes pensées, attention
Portée au verbatim empanaché
De sophismes, de rhétorique,
Ces claymores que duplique
Le verbe piètrement harnaché,
Licol d’infortune, joug effruité
Dont la hideuse mise dissocie à tort,
Du déclamatoire, certes, retors,
La harangue pulpée de mots inusités ! …
Ai mal d’engrosser des vindictes,
Sans en délier alidade, le parcours
Emprunté du sage au discours
Pour le moins emphatique, trop strict.
Armand Mando
ESPARTERO© copyright 2020


