QUOD
SPACIUM ! *
Que
d’espace !
La route que j’emprunte s’effiloche,
Se perd en des méandres poudreux,
Anfractuosité du champ poudreux
Dont les rives lointaines accrochent
Au paysage insolent inconfort, gêne
Quand la rosée imbibe encor
Du clair cocon de nue, le décor,
Artefact au revers des plaines ;
Des rues crantées, les caniveaux
Empuantis refoulent des muances
Un tenace remugle ; sa pestilence
Accentue les flux de caniveau...
S’y égarent mes pas désenchantés,
Ma bohème, au faîte d’un espace
Détrôné du périastre et qu’enlacent
Les vents aux vexantes battées ;
Parfois de nos saisons ridées,
Fane la flore sans étamine ;
L'orage tonitrue, puis, fulmine
Sur la peau du cosmos trop bridé.
Que d’espace ! D’interlignes célestes
Sur la page des réminiscences !
Celles qu’il me convient, offensent
De mes lunes, les clichés agrestes
Survolant les monts dessillés, à l’aube
De phoniques éveils ceints de joies
Semblables aux fêtes ; l’Albigeois
En croisade, en honore le globe:
Faste, grandiloquence, rites
Lestés du zélateur sans ganses ;
J’eusse aimé de l'inconvenance,
Me défaire ; atteindre l’ivresse azurite.
Irai sans m’en faire jamais, semer
Aux cycles froids, d’écarlates soleils,
Spires teintées du lourd sommeil
D’enfants purgés du verbe "aimer"
De dives harmonies pénétrées
De douceur, senteur… de vie ;
Aimerais, heureux, boire, ravi,
A La Source, l’apothéotique attrait.
Armand Mando
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