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lundi 28 août 2023

NAUSEEUSES CONSPUES

NAUSEEUSES CONSPUES

 

N’est, du confortable, aux branles méconnus :

Propriétés communes, cependant, disparates,

Connivences aucunes… la pensée scélérate,

Dissoute du vrai, subjugue l’ingénu.

 

Des rires défaits, aux fantaisistes larmes,

Emanent des frissons dilués aux soupirs

Enfiévrés_ comme acculées au pire ;

N’est de probable issue, émulé en ces charmes,

 

Qu’immodeste abouche du pulpeux retenir…

S’ en accointer, au dam de l’aristarque,

Prouve… que ne l’aurais-je tu ! l’emparque

D’ombres grégaires… s’en vaut mieux abstenir.

 

Du séculier, sur l’autel de zélotes fourchus,

Au sermon de la gent religieuse, ne subsistent

Que poussives dérives : trappes d’aliénistes

Aux feintes du parjure… badine de déchus.

 

L’esprit admoneste, en d’imprécises donnes,

L'atomisé de casuistique, l’âme illusionnée ;

S’en vient quérir, du pédant passionné,

Les rogatons de gambades bouffonnes,

 

En la palinodie de princières mainmises…

L’argutie sert l’idoine du prétentieux ; l’entoile

De stratagèmes insufflés en poussières d’étoiles,

Au subconscient bridé de vaines entremises.

 

La morale en subit, aux mils, et aux cents,

De puissants synopsis : plausibles récréances,

Virevolte… sans jamais de cesse, puis condense

Et l’espoir, et la crainte, aux muches indécents.

 

Egaré, prisonnier de profondes trémies,

Le cœur (défait de sa systole), telle la clepsydre,

Emulsionne sa lie, asséché : désolante anhydre

Au désert de la vie outragée d’insoumis…

 

J’ai_ en fuyant la sagesse des mâles_ surmonté

D'augurales pompes de nonces séducteurs,

La connaissance d’enseignants-concepteurs :

Epigones bercés de sciences avortées ;

 

Seul, est dû combattre de l'obsolescence,

Le germe atrophié… évincé de pédagogues luttes,

Ai _ avec art _ au réceptacle d’autres culbutes,

Puisé de diamantines nappes, la substance

 

De sources serpentant du savoir, en amont,

Leur précieux débit : agréable coulée, en l’état…

La désublimation n’affecte, de ce delta,

L’élégance soudaine, traversée de vos monts…

 

N’ai rien du disciple de classes surchauffées !

Ce baveux égrenant chapelet de fadaises…

L’école est un côteau penché sur la falaise

D’où plongent les ignares, les cancres défaits

 

De toute volonté… c’est un sombre tunnel ;

S’y perdent les censés aboutés à cet antre,

Les vaniteux doctes, enfilés au cantre

Du vieil ourdissoir… par trop conventionnel.

 

Si, aux moites aurores, s’affaisse ma dégaine,

S’étiole ma superbe (si tant est que j’en aie),

Laissez-moi donc, partir ! en traversant vos haies,

Donnerai à vos pleurs, de liantes rengaines.


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023

dimanche 27 août 2023

QUE NE SERAIS-JE PAS !

QUE NE SERAIS-JE PAS !

 

 Il y a des matins où s'étrécie la voie

Dont j'emprunte, sans même y penser,

Fugaces lacets, flexuosité… y louvoient

Les spectres du linéament… offensés.

 

Je fuis les mânes d'un autre temps,

Les chimères de ces terres vaincues

Délacés d'improbables printemps,

Aux plaines purgées de leur vécu.

 

De mes rires soufflés, l’anhélant soupir,

S’y semble dilué ; ils travestissent,

Hors l'influx lacrymal, les miasmes apyres

Modulés de grimaces ; ils chancissent

 

Des noires nuits, la transe d'insomnie

Annihilant du rêve la fluide acuité…

Que ne serais-je pas, flagellé de déni,

De billevesées piégées de fatuité !

 

Au renouveau, se pâment les ombres,

Du double-pérégrin, mais sans terre,

Aux songes flétris, et sans nombres

Echus d’arrogantes pensées : cratère

 

En implosion, au réceptacle, ad vitam ;

Y naissent, parfois, de rageuses bruines,

D’offensantes gangues… mon âme

Boude, de ces rancunières, la pruine

 

Défaite de gordiens, l'offensive chimie,

La fielleuse mixture… cet inconfort

Pénètre la vacance de l'insoumis

Qui, de la chair, aspire le contrefort.

 

Sans m’aliéner aux nuisibles rites,

Je balaie d'un revers de la main,

Les frasques ; puis, en raréfie du mythe,

L'excessive portée de tristes lendemains.

 

En nécromancienne, ivre de conjectures,

L’achronie déplisse la présupposition

De variantes encloses de mouture,

Afin de l’entremettre des réactions

 

Dont s’étoffe souvent le précieux silence

Du poète rêveur détramé de la duite ;

Sa plume diligente, sans montre d’allégeance,

La folle mécanique de rimes en fuite.

 

Il donne à son œuvre : exacte résurgence ;

Et, pour aimer, s’applique un peu plus,

A sublimer l’écrit amputé d'absences,

De subornation: dérisoires surplus.


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023

vendredi 25 août 2023

IRREVERENCIEUSE CANITIE

IRREVERENCIEUSE

CANITIE

 

Doux frissons de l’automne-anémie,

Pourquoi de ta saveur, n’ai-je, en l’idéal,

Aspiré tétée, quand les amours féales

Écorchaient des fronces d’accalmie,

 

L’oscillation… en ce regard pincé

De nuances contraires : ces yeux pris

Au rets du tendron jugulé de mépris,

En sa morgue vertement tancée ?

 

En ces jours gris, pluvieux, les sursauts

Du déséquilibre, les rêves en tressaut

D’arrière-saison, en un boucan obtus,

 

Enclouent l’âme, au revers d’autres mues…

Ai-je démérité, pour vouloir, ému,

Repeindre des nuits, le pavement pentu ?


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023

DU CONCEPT… A L’ŒUVRE ACCOMPLIE

DU CONCEPT…

A L’ŒUVRE ACCOMPLIE

 

Des rêves transmués, aux empiriques songes,

S’évaporent les nuits de notre devenir…

Il pleut, souvent, à verse sur le vain retenir

De ce flou présomptif, et que l’ébauche ronge.

 

Nous fardons du réel, les moites commissures,

Imprégnant la balèvre de mimiques trompeuses ;

Nos aveux sont des propos menteurs ;

Chacun de nos souhaits, une meurtrissure.

 

N’apportons rien, que chimères, utopies,

En la frêle musette du temps périssable…

Nos vies frôlent d'heures incalculables,

Les fuyantes minutes encartées de dépit.

 

Quand sonnera le glas, ce funèbre tocsin,

Aurons tous l’apparence d’astres désorbités ;

La passion des jours sertis de probité,

Ne raisonnera pas le courroux assassin.

 

Le Céleste Juge (je m’adresse aux impies),

Lui, L’unique Dieu, Lui, L’Esprit longanime,

Lors, condamnera braves et pusillanimes,

Refusant de La Croix, Sacrifice… la diplopie

 

Obéît à des règles qui nous souvent dépassent ;

Elle enferre l’idoine à de douteux concepts ;

Si l’homme se pommade d’afféteries ineptes,

La mort sans apprêts, donne pitance aux races.

 

Nul n’a le droit de se laisser corrompre !

Le libre-arbitre réajuste au lore, la visée…

Dressée sur champs de ruines, l’âme avisée

Se prémunie, et pour ne se point rompre,

 

De la foi des Apôtres : ce Précieux Don…

Elle soulève montagnes, asservit le colosse ;

Les miracles l’entrônent, ne jamais en écosse

Le valeureux noyau… elle prône le pardon.

 

Naître pour exister, ou naître pour aimer (!?)  

Si j’existe, pourquoi dois-je douter du Maître

De l’existence : Mon Créateur Béni, L’Être

Suprême, mon Seigneur adoré, en l’acmé

 

De désirs corrompus, d’indignes appétences ?

Si j’aime, alors… oui, je suis né pour offrir

Au Divin Rédempteur, mon être entier :

Mes rires et mes larmes… moi indigne rentier

De suffoques notoires… pour Lui, souffrir,

Sans renier de L'Œuvre, La Constance, 

 

Est le couronnement de ma terrestre vie_

Mes longes se fissurent, s’écaille mon cadre…

Non… n’ai pas le droit de me muer en ladre,

Aux tintes des grelots ! si l’automne dévie

 

Du socle des brumailles… pirouette,

Pour m’en faire promesses ; si l’hiver dénoue

De mon ombre, l’inusable carnèle ; à genoux,

Je prierai sans relâche, en flexible rouette,

 

Me liant à mon Sauveur béni… vainqueur,

En d’autres lieux, conquérant d’un passé

Ayant plié bagages, j’avance, où le trépassé

S’attife de sermons ânonnés ; sans cœur,

 

Il gravite au parvis d’immondes cathédrales ;

Le péché pour demeure ; sa vie est un gouffre…

Ne se peut, en ces pompes, et s’il souffre,

Espérer du Ciel, Le repos… un peu plus, ses râles

 

Bouchonnent le conduit de La Vraie Liberté…

Il paiera le prix fort, avant de succomber !

Hier, il avançait : tête haute, torse bombé…

Le voilà, pris aux crocs de ses velléités !

 

O comme il me tarde, en Jésus, mon Amour,

De toucher du bonheur les infroissables ailes !

Mes jours se parfument de serments Eternels,

S’imprègnent du Nard de son précieux Ajour.


 Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023

mercredi 23 août 2023

MADAME DE BRINVILLIERS (L’EMPOISONNEUSE)

MADAME DE BRINVILLIERS

(L’EMPOISONNEUSE)

 1630/1676

Marie-Madeleine Dreux D’Aubray: empoisonneuse,

A posé au front de Paris, l’insoumise, l’altière

Capitale : l’unique destrier démuni de têtière,

Un noble caveçon, en Lutèce, la prôneuse.

 

Entoilée d’un chrémeau, au baiser d’un abbé,

Posé sur noble front, la captive fut ointe…

Celle qui vit le jour en juillet 1630, en pointe

D’eustache, perça l’aube au voile de macchabées.

 

Violée à sept ans par l’un des domestiques,

Devient l’amante de ses frères ; a dix ans,

Fière, prônait l’inceste, dont tous les médisants

Saluaient _ du clergé, au laquais, la gestique.

 

Trois fois par semaine, elle offrait, en nubile,

Sa chair dépravée, son corps sans poitrine ;

Louant le vice, d’être sa seule doctrine,

Bénissant l’adultisme au faîte amabile.

 

Insolente beauté (le Diable fut son mentor),

Caressa du monde, l’irréfragable mainmise,

Etrilla du plaisir, la factuelle entremise…

Immodeste poupée au souffle de stertor !

 

Marie avait le goût des Belles Lettres ;

La graphie empanachait de son cunéiforme,

L’épistolière empreinte… toujours conforme

Aux lexicales règles, à ne s’en point démettre.

 

Elle avait le talent d’érudites amantes…

Son savoir alimentait cénacles et salons…

Son approche, en ces mues, disait long

Sur la verve qui, malgré elle, aimante.

 

Quelle joie d’emmurer la précieuse syntaxe,

En de moins sombre geôles (…) ! quel art !

Concessive ? _ peut-être ! _ si quelque part,

La parcimonie germe sous d’autres axes.

 

Mère de sept enfants (quatre sont illégitimes),

Peu à peu, s’embourgeoise… s’encanaille(!?)…

La famille, souvent, démunie de tenailles,

Offre : luxe de plaire aux coteries intimes.

 

La Brinvilliers le sait ; en use à-tout-va !

Ses mondanités de marquise offusquent

Le tout-Paris de nuit ; lors, elle brusque

La cour, en de subtiles feintes de riche diva.

 

Gaspard III de Fieubet le jésuite, Lafontaine :

Ces célèbres penseurs, la voient en intrigante

Femme de pochade, habile, voire dérangeante ;

Elle a, des matins gris, dénervé turlutaines.

 

Pierre Pennautier, trésorier de réserve, heureux,

Lui offre amitié, sans crainte d’exégèse…

 1669, devient maîtresse de celui qui l’apaise,

Godin de Sainte Croix : officier généreux ;

 

Grâce à lui _ dit-on _ se lance dans les affaires :

Placements et appropriables bourses….

Ces fautives errances moduleront sa course ;

Son pygmalion est joueur ; d’ailleurs, n’a que faire

 

De ce monstre à deux têtes (pouvoir et plaisir) ;

Ses maîtresses sont ‘’légion’’… officier-séducteur,

Bridé par l’entremêle de ces dames ; tentateur,

Autant que victime, se laisse, sans mal… transir

 

En d’immuables fièvres… l’amour n’a de donne,

Que beauté de l’âme assouvie… constance,

A jamais réfractaire aux rus de l’existence :

C’est un joyau béni aux ombres de maldonne.

*

Dreux D’Aubray,

Irrité de la vouivre qu’il a enfantée, punit l’officier :

Donne lettre de cachet, le fait embastiller…

Voir sa fille séduite d’un va-nu-pieds… tailler

A son profit, dépendance soudaine…. Supplicier

 

L’autrice de ses plaisants graphèmes… jamais !!!

Un père est un fauve mutant ; il assure pitance…

La proie ne se peut travestir, en l’intense !

Gravira pour les siens le plus haut des sommets.

 

Oh marquise ! que ne seriez-vous femme !

L’hiver poudroie, en de lointaines ides,

L’armure et le heaume du reître impavide ;

Faîtes-vous dentellière, aux vacilles de flammes !

 

Quand elle s’offrit les fioles de Glaser, le succube

Franchit le point non-retour : le parricide ;

Septembre 1666, empoisonne son père lucide ;

Puis, ses deux frères, sa sœur… munie d’un tube.

 

En 1670, Henriette d’Angleterre, aurait subi,

(D’aucuns le prétendent) ses foudres…

Quoique sa mort fut différente (…) en découdre

Avec elle… que nenni !!!, à son tour, estourbi

 

Son mari se retire sur ses terres,

Par peur d’être à son tour l’écheveau déroulé

Du cortège de mort… y viennent blackbouler,

Les ectoplasmes froids au souffle délétère…

 

Condamnée par coutumace, est retrouvée

Au couvent des bénédictines… larvaire, purgée :

Acétique béguine pris au rets d’insurgées

Aux mariolâtres rites de prêches controuvés.

 

Yeux bandés, sur la place de Grève, en bure,

Est décapitée le 17 juillet 1676… l’étrange

Est un couloir crasseux… y déambule l’ange

Porteur de faux… celui qui ébarbure.


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023 

lundi 21 août 2023

FEMME : INACCESIBLE EMPIRE

FEMME : INACCESIBLE EMPIRE

 

J’ai gravé sur la peau du dévergondage,

Le mot FEMME : ductile euphémisme

Pour désigner de la beauté, le prisme

Dont le péché berce l’achalandage.

 

D’un imposant burin, ai guilloché la chair

De mousmés traversées d’habiles privautés :

Elles dénervent dans l’ombre, la moralité,

Ecalent des vertus: possibles surenchères.

 

La femme est un maillet aux mains d’un ciseleur

Dont l’ébauche émerveille l’appréciateur ;

Son galbe enchatonne l’éloquent séducteur,

Parfois, le misanthrope vexant l’épanneleur.

 

C’est un riche portrait en un sombre couloir,

Une peinture fauve sur un mur décrépi ;

Elle flatte l’aquarelle, trop souvent par dépit ;

Comme pour s’aliéner à ce doux nonchaloir.

 

Quand la femme salone, aux frimes incertaines,

Sa vindicte illusionne les mâles intrigués

De sa grandiloquence ; s’en veut-elle irriguer 

En l’emphase floutée d’assertions soudaines !

 

La femme des premiers décans, entoile

De musique _ en nos songes précoces _

L’immodeste pépie, et, de la piètre cosse,

Caresse le bedon… lorsque file l’étoile.

 

J’ai appris à me taire, en la voyant mourir

Au petit matin blême… Ses yeux se sont fermés

Sur les nuits d’errance, peu à peu, déformées

De l’imprécise trotte la venant appauvrir.


Elle m’a fait intestat… qu’importe ! l’ivresse

Naît du flacon que l’émotion bague…

Resterai pour voir, aux branches qu’on élague,

Les premières couvées se vêtir d’allégresse.


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023