Au fil du temps qui passe, s’allument des miroirs,
D’ardentes psychés dont les reflets dessinent
D’imposantes spirales, que doucement inclinent
De coruscants éclats en poche d’entonnoir.
Devenues femmes, aux nuances bouclées
De cette moucheture, les filles s’idolâtrent,
S’enclouent au narcissisme effleuré du bellâtre ;
Primesautières, s’alunent, pour encercler
Du vaniteux amant, l’insoluble constance ;
Pour enclore du songe, l’immutable désir
Débridé d’une pause en calque du gésir,
Aux nuits flambées d’extases, en l’offense.
Au fil des jours enfuis, s’éveillent des fantasmes,
Jadis, mis au ban de sages proscripteurs ;
Céans, mis à l’index de froids accusateurs…
Le vice tance l’idoine désanglé de marasmes.
Les chaisières de laudes : ces rates de matines,
Aimeraient bien connaître de la gouteuse lèvre,
Le baiser du galant qui souvent, enfièvre
La rétive nymphette, sans mal… la bouvière mutine.
Mille et une caresses cherchent encor preneurs…
Somnolent en l’hiberne, les vierges déçues ;
Bedonnants et replets, les banquistes cossus
S’adonnent au cilice d’orgueilleux sermonneurs ;
D’inquisitives percées talonnent encor le scribe,
Sans jamais _ en l’espèce _ abonnir du savoir,
La réelle mesure… peu nombreux, au vivoir
De l’invite, les sages de cénacle s’imbibent
De faux acquis, de doctes manigances _
Ambitieux Diogène… pires : Épictète au rabais…
Tel l’impudent Suétone, se viennent courber
Devant les casuistes dessertis de bombance.
C’en est trop, n’est-il pas !?... Pourquoi poser
Aux jalons de l’histoire, de fragiles inserts ?
Pourquoi bouder, en des moues insincères,
Le factuel ? sera-ce au jour à naître, l’imposé
Ajusté au confort du cadavre : ces restes
déposés
Sous la crypte chaulée d’un gris cimetière !
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023


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