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mercredi 17 mai 2023

SOIS CONFIANT

SOIS CONFIANT


Les femmes demeurent les mêmes :

Se bâtissent les ponts ; nous les traverserons !

Aussi, dire librement : ''je t’aime''

Quand le cœur se munit d'éperons,

N’engage à rien, si à tous vents, il sème.

 

L’amitié, en ces années funestes,

Rassure au soir ; tout le reste prend l’eau,

Aux heures creuses où l'amour lâche lest,

Que point, dès l'aube, un vieux décan pâlot.

 

En l'aber où s’ébrouent les amants,

Flotte la peur cosmétiquant l’affect ;

Faut-il pour autant, tacler ces moments

Dont la muse figée pommade l’intellect ?

 

Doit-on croire en ces pusillanimes,

Enfiévrant sans autre,  le moratoire forclos,

D’ultimes préfixions ; aux nuits, lévitent

Sans cesse, et sous les battants clos ?

 

Croire en Dieu, en Ses Saintes Promesses,

En L'Agneau Crucifié pour moi, à Golgotha,

M'absout du mensonge des messes

Dont semble friand l'impertinent gotha ;

 

Paradent, gouvernants et arsouilles

D'amphigouri, au formol d'impétrants ;

Ils louvoient, tristes, laids… se souillent

De prêches d’abbés voûtés s’administrant

 

D’ascétiques fouailles lustrées de despotes 

Dont le népotisme est un piètre leurre

D'avunculaires pièges ; l’âme le dépote,

Au naos d’un temple nécrosé de douleurs.

 

Ne se peut ici-bas, monnayer la psyché !

Le perfide affidé aux délictueuses rondes

Réajuste la faute, pour la mieux nicher

Sous l’ego... souvent, l'escrime pudibonde.

Perce la femme possédée... en ce monde


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023

mardi 16 mai 2023

IL T’EN FAUT CONTENTER…

IL T’EN FAUT CONTENTER

 

Aux grilles d’un confessionnal, s’attarde

La rosière d’un couvent déviergé, abimé

De relaps dont les récidivistes, armés

De faux serments, font aux mâtines, cacarde…

 

Se vient soumettre, cœur cinglé de doutes,

Au captieux haruspice de son archevêché :

Epigone de prêches, lui voulant empêcher

De se mirer en l’Œuvre qui l’a absoute…

 

Mortes, sont les coutumes, le particularisme ;

Ineptes, les conventions de la gent religieuse ;

Il se faut rédimer d’offrandes prétentieuses,

Pour connaître de l’âme l’efficace théisme !

 

Elle a su _ amortie de contraintes _ assurer

En ces maux, l’exacte dimension… la foi

Ne se peut dupliquer… elle vaque aux froids

De l’épreuve chagrine la voulant emmurer.

 

Bercée de contrefaits, s’immole au feu du mal

Dont s’offusque la serve déliée d’hédonisme…

En ce flou déjeté du nuisible sophisme,

Se croit encor coupable de l’entrisme du mâle.     

 

L’offense porte deuil en des affres tronquées ;

Nul ne sait de ces leurres, se vraiment préserver ;

Altérer le silence de coupables mises, en incurver,

En d’autres idiolectes, et sans s’en offusquer,

 

Le possible arbitraire, est, pour qui conjecture,

La muse de l’idoine… pour le toujours figer...

Fi de ces algarades dopant pour affliger

Le nouveau repenti ! faut-il des conjectures,

 

Enclore en d’autres arguties, la malléable mue (!?)

Qu’espérons-nous voir naître au seuil de cet éveil

Dont parle le béjaune encoffré de sommeil ?

Sont-ce des ordalies, ces édits de transmue ?

*

Elle aimerait pénétrer de la paix, le nimbe,

S’asseoir, sans montre de réserve, au seuil même

De l’Histoire, la Vraie ; esquiver l’anathème

Mis en livrée au creux de sombres limbes.

 

Sa voie est déjà tracée… n’est point d’abandon

Qui ne soit, un jour, récompensé ! L’autre Vie

Est un Chemin étroit, un sentier pour l’âme

Possédée du Sauveur Eternel… quand je m’y pâme,

L’amour vient accorder de mes nobles envies, 

Le Don du Solennel, au Son qui me ravit...

 

Fille, ne te fais point femme, avant d’avoir goûté

Au Souper de L’Agneau ! Aux mets du racheté,

S’harmonisent toujours _ et s’en s’y détacher _

Les succulents appoints d’un Digne Velouté.

 

Je me sais retenir d’anonymes confesses (…)

Bâillées au porche de bambanes chapelles ;

J’ai l’esprit du Chrétien prêt au soir, à L’Appel

De Ce Cri Léonin : _ Viens boire des Promesses,

 

L’Eau Pure de Mon Verbe ! Mon Pain est Offrande,

Mon Vin est Le Sang en tes veines soumises…

Accepte du Calvaire, aux Donations permises,

Le Divin Sacrifice, sans appui, ni prébende !

 

 Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023

lundi 15 mai 2023

OU ÊTES-VOUS ?

OU ÊTES-VOUS ?

 

Où êtes-vous madame ? De quel nœud gordien

Vous a-t-on enjuguée_ vous dont la solitude

Berce de vains désirs, la rude rectitude ?

Laissez-moi revenir en fidèle gardien !

 

Des topiques pas, aux marches meurtries,

Je sème cailloux à dix lieues des routes

Où flottent encor de cuisantes déroutes

Peu à peu éventées de vos rites contrits.

 

De facétieux lutins cambrent de ma soif,

La vitalité, puis, m’isolent du ruisseau

De vos larmes égrenées du fuseau

De l’altier profil rehaussant votre coiffe.

 

Dîtes-moi, ô madame_ de quelle manigance

Vous fait-on intrigues ? Sera-ce, à mon insu,

En de folles menées, de sentes sans issue,

L’ultime cagoterie étoffée d’allégeance ?

 

Etes-vous des voluptueux nids, ces boudoirs,

Sirène, peut-être sultane aux pieds d’argile,

Aux rives d'atolls peuplés d’instables gilles  

Enivrés de parades posées en accoudoirs ?

 

Sans y entendre malice, revenez écorcher

De ma chair hybride, l’inconfortable sangle,

Délier de ma peau métissée, tous les angles :

Stridule de ce corps au cœur trop amoché !

 

Où êtes-vous, mutine ? … triste, j’espère

En la déréliction, vous charmer ; ma thébaïde

Est un lit de promesses sans rides,

Un berceau clair, sans liens, ni repères.

 

Quand je rêve, s’étoilent, en mon sommeil,

Le grenat de vos lèvres, le carmin d’une bouche

A la vôtre, pareille… l’enfer naît de l'horrible couche

Où le désir fossoie les étreintes de veille…

 

S’il fait soleil en vos envies, guidez du calque

La vraie sonorité, que j’aille ex abrupto

Enfoncer la porte ! Je souffre en cet étau

Entaillant joies et peines de défalque

 

Conspuées de silènes dont, madame,

Vous drapez la gêne, d’un gracieux sourire…

Mes idéaux sont vôtres… n’est-il pas ? Rire

De mes blessures, si ma gourme se pâme

 

A vos roses joues, ne ferait qu’enlaidir

De ces déconvenues, palpable défaite…

Laissez-moi de vos gestes, faire fête,

Que j’y voie s’esbaudir ce que vous n’osiez dire !  


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023

dimanche 14 mai 2023

LE PAPE DANS LA MAIN DU FURHËR (PIE XII, le fourbe)

LE PAPE DANS LA MAIN DU FURHËR

 (PIE XII, le fourbe)


Liés au concordat, par de subtiles pompes,

Le Reich et Pacelli ont couronné Hitler,

Donnant au monde entier soumis à la colère

Du chancelier allemand, au fusain de l’estompe,

 

Autre vision de l’âme catholique : un regard

Enfiellé de schismes, de vindictes cannées

Au long butoir de pénibles années

Où le feu, le sang ont rendu l’homme hagard.

 

L’Iniquis Afflictisque prouve l’autoritarisme,

Qu’en prélat retors, dénonce Pie IX, ce faquin,

Et qu’auréole au soir le Pontifex mesquin

Drapé d’obédiences ceintes de syncrétisme.

 

Il a tendu la main au puissant connétable

De la Germanie, intime du fascisme, ce fou

Dont les yeux empalent, tel le gorfou,

La beauté de l’espèce lui étant détestable.

 

Comme le dit Smucker, Rome a tué, et tuera…

Soixante huit millions de Chrétiens dorment

Dans le sang que le pape fit couler : la forme

Semble désuète… et pourtant, sa factice Aura

 

Continue de séduire ses adeptes confus

De tant de haine, immolés au plantoir du péché…

Le Vatican est un caveau habilement caché ;

Y dansent les pédérastes aux menottes griffues.  

 

Les nazis prirent Rome en otage : douce prison

De cardinaux pansus… les Juifs, ces élus de Dieu,

En firent pour leurs frais : crimes odieux

Qu’Elohim vengera aux Dignes Oraisons.

 

La nuit des longs couteaux a fait croire au naïf

Que le sang du plus faible est nuisible au pouvoir ;

Non ! la mort reste à ce jour, un humide couvoir,

Un corset engainant autochtones et natifs.

 

En décapitant statues et monuments, les soldats

Maquillaient leurs méfaits pour faire croire

Que le pape était leur ennemi… pour asseoir

En la froide coulisse, aux notes d’addenda,

 

Un adroit subterfuge dont l’église a secret…

 

La puanteur de ces vils concordats empaume

Le plus sage, essouffle le lettré Maçonnique…

Pacelli, pro nazi… pourquoi pas ?  Ironique,

N’est-il pas quand on voit de l’éteuf, la Paume

 

Projetée en un jeu sans ornières (…) !

En d’autres codicilles, l’héritier de Satan,

En castel Gondolfo pensera : _ il est temps

De donner à la loge… allures princières !

 

Le mutisme de la Katolica Ecclésia cloue l’esprit

Aux faîtes prévariqués de superstitions…

Hitler le savait bien, ce loup de convention,

Dont la rage envenima jadis, et au pal du mépris

 

Les sectaires de la supercherie, ces fidèles

Eclatés aux nefs de mausolées sans foi,

Ces calotins : culs-bénis, appelés autrefois,

Bénitiers de confesse, fragiles asphodèles.

 

Le religieux, toujours, veut défier l’histoire !

Aux susurres péans d’un lyrisme bancal,

Se laisse envoûter… jamais ne fait escale

Sur la terre de scribes sevrés d’ostentatoire !

 

L’Allemagne, corps cintré, bourse pleine, a porté

Aux actes criminogènes de la seconde guerre

Un quinquet, pour oindre, comme naguère,

Les archontes du vice, aux yeux des déportés.

 

Pacelli, fier germanophile, a fait montre dès l’aube,

De générosité : dupant son magistère d’enfoire _

Oh ! vous m’en direz tant ! au luisant greffoir

D’une bien fine lame au manche calciphobe.

 

Wladimir d’Ormesson fut surpris_ il l’admit,

De voir combien le pape espionnait les états…

Ce reître endimanché est en fait potentat :

Cuistre, aux heures creuses… insoumis,

 

Ce monarque châtré berce de vaines harangues,

Les vassaux d’un empire lui faisant marchepied ;

Se prenant pour Dieu _ô blasphème ! _ est épié

De la cour lui voulant succéder, quand il tangue

 

Sur le fil ténu de pirouettes, aux flammes nues

De cet enfer dont ce copossédant illustre

La trémie… en bourgmestre trop rustre, 

Avançant au soir, gibbeux, trotte-menu...


Sans savoir du Ciel les plus Nobles Serments ;

La synallagmatique de son riche commerce

Est une injuste donne enkystée de sesterces,

Un infâme salaire lesté d’émoluments…

 

Sa valise diplomatique trahit sa position de nonce

Au service du peuple… Hitler s’en est réjoui (…)

Il prit la muleta devant ce fier taureau qui jouit,

En ignoble centaure, du venin de l’oponce.  

 

Le Diable a couronné l’archevêque de Rome,

Le Führer en empierra la mitre, s’assurant

Par ce geste, de l’impunité de son minable rang

Perméable aux feintes diluées du fatum.  

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023