J’aime à me souvenir aux
temps incertains,
Des livresques
romances, ces enjambées
Nuançant seules, aux
tépides flambées,
Le froid protectorat de
l’iambe cadratin.
Les heures qu’il m’en
souvienne enjôlent
La clepsydre du
fastueux retenir,
Sans musser du futur,
ce lointain avenir,
Les factices minutes
qui s’y encor, accolent.
Mes rires ont l’ivresse
des matins de rosée,
La griserie de l’aube
aux primes envolées ;
J’en puisais, et à
perte, et pour les enrôler,
Les précieux instants
se laissant imposer.
En jouissives prises, tel un nocif pétun,
J’écartelais du songe, pour l’en dissoudre,
L’onirique butée, comme
du mythe à moudre,
Le fantasme latent : souhait inopportun…
J’aime à me déparer de
la gloriole
Nimbant du trajet jonché d’extases
Le fastueux entrelacs
qui de la périphrase,
Aux circonlocutions, souvent,
affole
L’érudit sanglé de
sophismes égrenés
De pages: fades copies de plumitifs,
D’écrivassiers pris au
rets de plaintifs
Énoncés : apologues
mort-nés (…)
Pincés de la faconde de
la gent anonyme,
J’effeuille du dithyrambe
leur, parfois,
Riches anachronismes en
l’effroi
De coquecigrues louant
le pusillanime.
Aux miennes antinomies
s’entrecroisent
Au for de l’expédiant, mots désincarnés,
Petits bouts d’affect
peu à peu décernés
De l’idoine… faut-il
que j’en pavoise !?...
J’aime en ces vastes
plaines semer
Aux nouvelles jachères,
déséquilibres
D’utopistes blessés, désordres
de félibres
Altiers, souverains…
pour céans, aimer
Du rêve clos, sans retenue, l’ouvrage
Du somnambule glissant
sur l'Ariane,
Le noceur fuyant en l’aube
diaphane,
L’estaminet sophistiqué
d’outrages.
Aux mille empreintes du pire,
Esseulé, mais
ragaillardi, j’épulpe au soir,
Les tristes rogatons
pris au bossoir,
Pour chavirer
au ventre d’un empire
De colère, de sang :
arrogant pulpitum
De mausolées de reîtres
piégés sans autre
De funestes kaisers :
faux apôtres
De vaticanes lunes du
claustral Latium.






