La peau de mes matins se ride, se condense
En un parchemin d’inutiles promesses ;
Elle boit de mes peurs enkystées de détresses,
Tout l’influx d’amertume, l’arrogance
Drainée de ces nuits sans sommeil
Où les songes festoient, avant de décliner
Au nord de mirages pris au tramail miné
D’altérables réserves, en l’aurore vermeille.
Le tissu de mes rêves entoile des besoins :
Envies d’un ailleurs immergé en l’attol
Peu à peu survolées de chimères diastoles
Dont le cœur fatalement, est oint.
D’appréciables musiques caressent encor
En la matutinale l’éveil de l’amorçage :
Doux printemps sublimé d’âmes sages,
Et qu’avive la bise perforant ce décor.
Sous d’affreuses guenilles de lazzarone
S’écaille ma doublure d’adolescent grimé
De froids sourires se voulant arrimer
Aux farouches mimiques, et qu’intrône
Aux soirs désaccordés, en fuite parfois,
La finaude cautèle… qu’y puis-je ? …
Que ferai-je demain ? qu’y suis-je
En ces ruses vaquées aux grands froids ?
Quand sombre l’euphonie de mon spleen,
De ces rudes travées fermentées d’absence,
Mon cœur en réticule, subitement condense
Des désolations la douleur assassine.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022





