Hantent les boudoirs des vierges outrées ;
En
saphiques succubes, piègent les chattes
D'un couvent d’outre-lieu, ces agnathes
Agrippées
aux mailles d’un filet d’adextrés.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022
Hantent les boudoirs des vierges outrées ;
En
saphiques succubes, piègent les chattes
D'un couvent d’outre-lieu, ces agnathes
Agrippées
aux mailles d’un filet d’adextrés.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022
Je
m’en vais ! je quitte vos salons,
Pour
parcourir les terres désœuvrées,
Déloger
de la chaire les pasteurs-ivraie
Au
gras bedon d’ascètes… ces foulons
De
bombance, ces prévaricateurs
Ennemis
de Dieu… oui ! ces fous
Qui
se croient sages, ces loups
Enfiellés
de préceptes menteurs !!!
Je
pars cueillir de l’espace meurtri,
Les
orbes nus du temps désaccordé ;
Suis-je
céans, ce premier de cordée
Dont
l’âme, le cœur contrits,
Etreignent
du Ciel Les Célestes Promesses ;
Irai-je
voir de près s’épanouir la vie ?...
Plus
ferme sera mon pas et ici, que ravît
L’Existence
D’en-Haut, loin des messes
Des
nonces, ces marchands de boue,
Ces
félons fourbus, pétris de suffisance…
Il
y a en-deçà des fautives offenses,
Une
claire oasis démunie d’un embout ;
C’est
ainsi que L’Esprit Du Dieu Vivant
Revêt
le pénitent assoiffé de bonheur,
D’une
princière robe, lorsque sonnera l’Heure
Du
croyant racheté de L’Unique Roi Vivant !
En
ce monde piégé d’ordalies… du sophisme
De
l’univers bridé sous la vasque d’enfer
Ourlé
de démesure, le vice cru confère
Aux
nuisibles hotus du syncrétisme,
Factice
mandorle ; d’aucuns disent faux nimbe
Auréolant
l’espèce au faîte de l’orgueil
Enjuguant
le profane en son deuil,
Avant
de l’estourbir de poussiéreux limbes.
En
l’ailleurs, hors de craintives lunes,
Irai
me consoler des nuisibles offrandes,
Et
sans qu’à pierre fendre, j’amende
De
mes larmes, la coulure falune.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022
HÉRAUT SANS ÉQUIVOQUE
Vaincre sans s’émouvoir, triompher,
Avant de s’attendrir devant le mausolée
De ces amours farouchement gaulées
De minables pisteurs dont les trophées
Ne sont qu’illusoires blandices, attraits
Qui de la suffisance empâtent le pisteur ;
Son égotisme gangrène le flatteur
Promenant sa superbe, en ce trait,
Alimente l’orgueil du séducteur
Encavé en l’espace étréci où le cœur
Vient piéger la poussive rancœur,
Enfieller le propos du vexant prosateur.
Si de ma tour d’ivoire s’érode le beffroi,
De ma riche cocagne, l’altérable faîte,
Quand les rires gominent ma défaite,
Je fais en ces gênes, encor montre de foi.
L’excuse du paraître violentant mes soifs,
Altère de ces lunes, les friables décans ;
D’avoir su conquérir le perfide Lacan
Dont le cynisme encloue la vieille coiffe,
Suis devenu aux heures consommables,
Le héraut dont le verbe en sa tonitruance
Tétanise le fat convulsé d’inscience,
Le triste rodomont, le faraud malléable.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022
MARIE
Marie, je sais des rêves qui ondoient,
Toute la profondeur… je sonde en l’éveil
Les sulfureux remous, quand aux veilles,
La pensée édulcore la transe qui coudoie
Les amants retenus au cylindre du temps,
Prisonniers du tunnel d’impossibles vertus ;
Que n’aurais-je clamé, et que d’autres ont tu,
Que n’aurais-je mugi au subtil hésitant !
Marie, mes nuits ont l’aspect ivoirin
Des plaines endormies sous la froide congère ;
Se peut-il qu’en ces mues proligères,
S’affadissent mes fantasmes clarains !
Mes envies apprivoisent de la riche bohème,
Les excès pérégrins… je me grise d’attentes ;
S’il est des lendemains aux bruines battantes,
Qui vaillent apaisement, c’est en l’aurore blême,
Les premiers jours entretissés d’offenses...
Les folles récréances dont je me fais nervi,
Accentuent de cette hardiesse, la survie
Engorgeant mon affect démuni d’indulgence.
Marie de ta peau, à ma chair griffée d’irrésolu,
Les besoins accaparent mon verbe raisonnable,
Ici_ irraisonné, sans doute, appréciable,
Peut-être apprécié de novices goulues.
Fais-moi encor invite, que je voie dès potron,
S’incarner le profil de la passionata !
Absous-moi des feintes enjuguant mon état ;
Rassure ma prestance… du cap, au guêtron !
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022
Quand chantent au réveil en la matutinale,
Les murmures de l’onde,
La vie vient draper d’un cérémonial
La sphère rubiconde…
Je vois s’y délacer la bise glaciale
Poudrée d’un fin grésil chu de l’étrange nue :
Blanches poussières, molécules astrales
Par les vents retenues…
Mes yeux s’en délectent, s’irradient, et sans mal,
Pénètrent la torpeur de mon regard absent
Peu à peu soulevé de la crue lacrymale,
Et que percent encor les froids déliquescents,
Les fadasses soufflées de ce crayeux hiver
Posé à la rambarde ajourant l’univers.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022