TROMPEUSES DISSONANCES
Des grelots chahutent en mon cœur,
Viennent troubler le bâti de la chair ;
Puis, de tout ce qui m'est cher,
Blandices et tumultes moqueurs.
Les phonies carillonnent sans mal ;
Des catilinaires s'en éludent parfois,
Peu à peu déviées de la voie
D'édits creux aux notes optimales.
Vois l'âme sans confessions,
Aux remords trop acides
Dont l'intestat serti de mille rides,
Pulpe à tort, les cernes d'inhibition !
Mon regard est un phare d'océan :
Falot sous la houle, l'ouragan ;
Sa colère impulse à l'achigan,
Sans oscillations, s'y déliant,
Exigible rouerie, feintes groupales
De fretin de mer, de triste carne,
Enviant le nanan de la darne
En l'agape de mues gamosépales.
S'en capte avec acquiescement,
La recognition sans réel scepticisme,
Lors que l'influx de ce sophisme
Étarque la parallaxe du raisonnement.
Si d'idoines certitudes, l'assurance
D'un prix soit un doute palpable,
Contrefait, se peut-il qu'à ma table,
La présomption attise l'apparence !?
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022
