FAUTIVES TRANSLATIONS
D’autres fièvres, bien sûr, écornent le silence
Emmurant de ma soif l’impudente pépie !
Je n’ai de souvenirs, sans trêve, ni répit,
Que les frêles haillons de l’adolescence.
S’il est des jours de pluie au fluide halitueux,
Demeurent aux moites nues, en l’hiver,
Des brumes éthérées dont s’enfle le revers
Ourlant à son bâti des flous présomptueux.
De dérives, en peines, je talle du passé
Ébouleuse mémoire, bancale achronie,
Pleurant à pierre fendre, sans déni,
Tous les rêves châtrés s’en venant trépasser
Au nord de ma vacance… j’immole du désir,
Avant que de me perdre, sans accorder quitus,
Les plaintives rumeurs, les âpres hiatus
Perforant de l’audace, le monstrueux plaisir.
Je me ferais novice, si mes songes griffés
Avaient de l’onirisme effeuillé la pâleur…
Mes rires ont boudé des criardes couleurs
L’évidente nuance en son germe surfait.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022