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jeudi 20 janvier 2022

UN AILLEURS HORS DES LUNES

UN AILLEURS HORS DES LUNES

 

Je m’en vais ! je quitte vos salons,

Pour parcourir les terres désœuvrées,

Déloger de la chaire les pasteurs-ivraie

Au gras bedon d’ascètes… ces foulons

 

De bombance, ces prévaricateurs

Ennemis de Dieu… oui ! ces fous

Qui se croient sages, ces loups

Enfiellés de préceptes menteurs !!!

 

Je pars cueillir de l’espace meurtri,

Les orbes nus du temps désaccordé ;

Suis-je céans, ce premier de cordée

Dont l’âme, le cœur contrits,

 

Etreignent du Ciel Les Célestes Promesses ;

Irai-je voir de près s’épanouir la vie ?...

Plus ferme sera mon pas et ici, que ravît

L’Existence D’en-Haut, loin des messes

 

Des nonces, ces marchands de boue,

Ces félons fourbus, pétris de suffisance…

Il y a en-deçà des fautives offenses,

Une claire oasis démunie d’un embout ;

 

C’est ainsi que L’Esprit Du Dieu Vivant

Revêt le pénitent assoiffé de bonheur,

D’une princière robe, lorsque sonnera l’Heure

Du croyant racheté de L’Unique Roi Vivant !

 

En ce monde piégé d’ordalies… du sophisme

De l’univers bridé sous la vasque d’enfer

Ourlé de démesure, le vice cru confère

Aux nuisibles hotus du syncrétisme,

 

Factice mandorle ; d’aucuns disent faux nimbe

Auréolant l’espèce au faîte de l’orgueil

Enjuguant le profane en son deuil,

Avant de l’estourbir de poussiéreux limbes.

 

En l’ailleurs, hors de craintives lunes,

Irai me consoler des nuisibles offrandes,

Et sans qu’à pierre fendre, j’amende

De mes larmes, la coulure falune.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022