Je
m’en vais ! je quitte vos salons,
Pour
parcourir les terres désœuvrées,
Déloger
de la chaire les pasteurs-ivraie
Au
gras bedon d’ascètes… ces foulons
De
bombance, ces prévaricateurs
Ennemis
de Dieu… oui ! ces fous
Qui
se croient sages, ces loups
Enfiellés
de préceptes menteurs !!!
Je
pars cueillir de l’espace meurtri,
Les
orbes nus du temps désaccordé ;
Suis-je
céans, ce premier de cordée
Dont
l’âme, le cœur contrits,
Etreignent
du Ciel Les Célestes Promesses ;
Irai-je
voir de près s’épanouir la vie ?...
Plus
ferme sera mon pas et ici, que ravît
L’Existence
D’en-Haut, loin des messes
Des
nonces, ces marchands de boue,
Ces
félons fourbus, pétris de suffisance…
Il
y a en-deçà des fautives offenses,
Une
claire oasis démunie d’un embout ;
C’est
ainsi que L’Esprit Du Dieu Vivant
Revêt
le pénitent assoiffé de bonheur,
D’une
princière robe, lorsque sonnera l’Heure
Du
croyant racheté de L’Unique Roi Vivant !
En
ce monde piégé d’ordalies… du sophisme
De
l’univers bridé sous la vasque d’enfer
Ourlé
de démesure, le vice cru confère
Aux
nuisibles hotus du syncrétisme,
Factice
mandorle ; d’aucuns disent faux nimbe
Auréolant
l’espèce au faîte de l’orgueil
Enjuguant
le profane en son deuil,
Avant
de l’estourbir de poussiéreux limbes.
En
l’ailleurs, hors de craintives lunes,
Irai
me consoler des nuisibles offrandes,
Et
sans qu’à pierre fendre, j’amende
De
mes larmes, la coulure falune.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022