Les soleils de janvier allument nos matins,
Pénètrent la torpeur de la gent alanguie
Au souffle d’un vieux rêve où, groggy
S’esbaudit le béjaune mué en citadin.
Quand leurs rais défigent la rosée,
S’ouvre le drageon dénouant la marcotte ;
Les nuages suiffeux en l’aurore, décottent
Les poussières s’y revenant poser.
Les soleils de janvier entoilent l’aube claire
D’un majestueux drapé d’humidité profonde ;
De la congère s’épanouissent en ronde,
Les premiers flocons sublimés de l’éclair.
On voit poindre aux informelles ides,
La nature cuivrée, ses riches tarentelles
Grisées aux tourbillons dont le jour écartèle
Les trop fragiles spires frelatées de rides.
Janvier, cet inconnu serti de froids intenses
Fait danser les saisons au nord de nos remords,
Nos componctions d’outrageants matamores :
Lâches en devenir… animés d’arrogance.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022