Pourquoi tirer le traîneau de l'enfance
Aux barbelés du temps irrésolu :
Cycles indécis dont s'orne l'innocence ?
Ô douce symphonie… j’aurais voulu,
En de brumeuses ides, te parer d'indulgence !
Paître sur tes jachères, semble indispensable ;
Pourrais-je sans surseoir, du mal,
Lier les taraudantes luttes, hors du sable,
Las, meurtri de ventées hiémales.
Aux lunes éteintes, au ciel d'infortune,
Se crispent mes pas... ma bancale marche
N'a du retenir, plus d'offres opportunes
Codifiées de nuits qui harnachent,
Accoutrent de mesquines breloques,
Asservies en ces jeux ridicules, aux lois,
Aux règles promulguées ad hoc :
Intrusives formules pour gens de bon aloi
Dopés d'ordalies, rédhibitoires clauses
Narguant l'espèce, pour en faire,
Des complaisances, spires d'anamorphose,
Au tain de remembrance que flairent,
Sans s'en incommoder, les riches souvenirs
De sépia de fastidieux grimauds ;
De la communale, longent, sans en honnir,
Le préau du savoir lesté de maux (mots ?!).
Pourquoi édulcorer l'onguent de sapience,
Quand l'oubli pénètre le tissu cognitif ?
Peu à peu, s'y délient les codes d'alliance,
Ces principes pentus de décrets incisifs.
Sans user en ces joutes, d'entropie,
De cautèle, je chemine serein au nord
Des jouissances… peut-être par dépit,
Sans m’accorer aux ruses insonores,
Hors la sente de kaisers à l'étroit
Au jaseran cintré d'injonctions voilées :
Simulacres à l'ombre d'un beffroi
Mollement soutenu de frêles propylées.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022