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vendredi 28 janvier 2022

FARDEAU DE NUIT


FARDEAU DE NUIT

 

Pourquoi tirer le traîneau de l'enfance

Aux barbelés du temps irrésolu :

Cycles indécis dont s'orne l'innocence ?

Ô douce symphonie… j’aurais voulu,

En de brumeuses ides, te parer d'indulgence !

 

Paître sur tes jachères, semble indispensable ;

Pourrais-je sans surseoir, du mal,

Lier les taraudantes luttes, hors du sable,

Las, meurtri de ventées hiémales.

 

Aux lunes éteintes, au ciel d'infortune,

Se crispent mes pas... ma bancale marche

N'a du retenir, plus d'offres opportunes

Codifiées de nuits qui harnachent,

 

Accoutrent de mesquines breloques,

Asservies en ces jeux ridicules, aux lois,

Aux règles promulguées ad hoc :

Intrusives formules pour gens de bon aloi

 

Dopés d'ordalies, rédhibitoires clauses

Narguant l'espèce, pour en faire,

Des complaisances, spires d'anamorphose,

Au tain de remembrance que flairent,

 

Sans s'en incommoder, les riches souvenirs

De sépia de fastidieux grimauds ;

De la communale, longent, sans en honnir,

Le préau du savoir lesté de maux (mots ?!).

 

Pourquoi édulcorer l'onguent de sapience,

Quand l'oubli pénètre le tissu cognitif ?

Peu à peu, s'y délient les codes d'alliance,

Ces principes pentus de décrets incisifs.

 

Sans user en ces joutes, d'entropie,

De cautèle, je chemine serein au nord

Des jouissances… peut-être par dépit,

Sans m’accorer aux ruses insonores,

 

Hors la sente de kaisers à l'étroit

Au jaseran cintré d'injonctions voilées :

Simulacres à l'ombre d'un beffroi

Mollement soutenu de frêles propylées.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022