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samedi 15 janvier 2022

MARIE

MARIE



Marie, je sais des rêves qui ondoient,

Toute la profondeur… je sonde en l’éveil

Les sulfureux remous, quand aux veilles,

La pensée édulcore la transe qui coudoie


Les amants retenus au cylindre du temps,

Prisonniers du tunnel d’impossibles vertus ;

Que n’aurais-je clamé, et que d’autres ont tu,

Que n’aurais-je mugi au subtil hésitant !


Marie, mes nuits ont l’aspect ivoirin

Des plaines endormies sous la froide congère ;

Se peut-il qu’en ces mues proligères,

S’affadissent mes fantasmes clarains !


Mes envies apprivoisent de la riche bohème,

Les excès pérégrins… je me grise d’attentes ;

S’il est des lendemains aux bruines battantes,

Qui vaillent apaisement, c’est en l’aurore blême,


Les premiers jours entretissés d’offenses...

Les folles récréances dont je me fais nervi,

Accentuent de cette hardiesse, la survie

Engorgeant mon affect démuni d’indulgence.


Marie de ta peau, à ma chair griffée d’irrésolu,

Les besoins accaparent mon verbe raisonnable,

Ici_ irraisonné, sans doute, appréciable,

Peut-être apprécié de novices goulues.


Fais-moi encor invite, que je voie dès potron,

S’incarner le profil de la passionata !

Absous-moi des feintes enjuguant mon état ;

Rassure ma prestance… du cap, au guêtron !


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022