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samedi 29 janvier 2022

TEMPORAIRE MUE


TEMPORAIRE MUE

 

Quand la lune somnole aux froids de janvier,

Se soulèvent les vents de l’horizon lointain ;

La peau de la nature, ce tissu diamantin

Flatte de l’agnelin s’y laissant convier,

 

L’ouateuse doublure, avant de chavirer

De flous solsticiaux poudrés aux boréales

D’un grésil d’inconfort, et qu’emballent

Les brumes s’y venant arrimer…

 

La lune lambine dessus la stratosphère,

Les étoiles perforent la belle galaxie ;

S’y meuvent d’autres astres jadis en autarcie ;

L’hiver se désagrège, chu du planisphère.

 

Il semble que les plaines engrossées de neige

S’éveillent de l’hiberne, avant de s’étirer

Au creux de ces matins où s’y viennent mirer

Les fragiles insectes quittant le breuil grège.

 

La lune pose décans pour se laisser charmer

De l’accessoire nue, l’illusoire nimbus

Crânant en diadème en orgueilleux stratus

Dont l’étrange accote, et pour le sublimer,

 

Le fief renaissant du printemps à venir :

Ce majestueux dôme au ventre d’outre-lieu ;

S’y promènent les ombres d’un juste milieu

En-deçà de l’ivresse du temps à retenir.


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022