Aux portes du matin, fleurs de mon exil
Poussent sans écumer des soleils vitreux,
L’injurieuse clarté sous le revers plâtreux
De sombres mausolées humectés de grésil.
Aux portes du futur, cognent des jours fanés :
Tristes ressouvenances dupant le naufragé
Retenu en la baille qu’encloue l’outrager
Dont la victoire n’est que relique tannée.
Aux portes de l’espoir, l’ivresse semble poser
Des grimes éthérés, des mimiques fardées
Dont se satisfait l’âme trop souvent brocardée
Du pontifiant silène se voulant imposer…
Aux portes de l’enfance, quand lunes à renaître
Se déparent de l’astre confortant la superbe
Entoilant de la nue l’étoupe qui l’engerbe,
Les hommes s’agenouillent sans connaître
Du Ciel, L’intouchable Beauté : Réel Attrait,
Digne Munificence en l’éclat de Promesses
Clampées au Passionnel dont les horribles messes
Altèrent La Splendeur, enforcissent le trait.
Aux portes de ma plume, les mots cognent silence,
Avivant du mutisme, l’hétéroclite précompte…
Mon style, aux solubles cancanes, surfait du conte
En la prosopopée, folles antonomases ; j’en
tance
De par elle, bien d’autres périphrases, en l’intense
Dont le quintessencié civilise de peu, la honte
Lui étant quelquefois coutumière, mais que dompte
Sevré de rhétorique… le sabir d’acescence
Dilué du langage de trop sages archontes.
Aux portes de mon verbe, s’attardent des clichés
Souffletés de ces nuits aux opaques cendrures :
Butyreuses sorgues dont la grise fourrure
Asphyxie en l’aurore, les douillettes nichées.
Sans faire montre du pire, j’édulcore, c’est
ainsi_
L’idoine, sans en parachever, perclus en l’indécis,
L’adéquat, qui de mon double honore l’entité,
Ad hoc : de ce rude froncis, le bâti translaté !
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021






