Doucement, je murmure des mots
Dont la senteur enivre dès potron,
L’odalisque qui, de l’alabastron,
Puise le nard dont on oint le chrémeau.
Calmement, je perce du regard ému,
Les plaintives coulées: translucides pleurs
De ce manant qui ici- bas, t’effleure,
Lorsque l’amour t’extorque de sa mue.
Patiemment, je calibre tes sens délateurs,
Ourlant à tes désirs de femme en devenir,
La presque assurance, et sans y parvenir,
Puisque galbée d'autres gestes dompteurs.
Fièrement, je dépote tes chagrines feintes,
Purgeant des lacrymales le protoxyde jet ;
Annihilant sans doute, tes nuisibles projets :
Ces roughs dégorgés de fastidieuses teintes…
Naturellement…
Sans atteindre des cimes, le faîte salvateur,
Me suis en ces déviances, fait dynaste
D’un royaume peuplé d’ignobles castes…
Au confort de l’orgueil, entraîné en ces fastes,
Ma soif d’être servant de tes rires menteurs,
A couché au flanc de tes mots séducteurs,
L’inutile vacance dont s’arme l’adulateur
Pénétré de roueries ignorées d’âmes chastes.
Pour enfin être moi, ferai le chemin à l’envers
Des tares dont s’activent les fous et les pervers.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021






