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dimanche 6 juin 2021

POTENS CANDACIS REGINAE SIGNABAT* Impavide Candace

POTENS CANDACIS

 REGINAE SIGNABAT*

Impavide Candace

 

Sa chair faisait pleuvoir sur la mienne,

Des larmes excitées, d’infidèles bruines

Perlant sur le cuir chaud de ma ruine

Soufflée de pulsions freudiennes…

 

Sa nudité dardait en d’insolubles rais

Sur l'écaillure de ma peau métissée :

Mélange compliqué du doute traversé

De fonds enlacés aux cuves de marées ;

 

De sa douce fourrure au duvet hérissé,

S’arrimaient de plaintifs geignements

Semblables aux râles de l’accouplement

Pris au rets du plaisir peu à peu déplissé.

 

Prisonnier de ce riche magma, j’attisais

De l'ardente cendrure, les miasmes couvés

Dont l’ardeur enserrait sans l'éprouver,

Ma flamme aux tons entretissés

 

En ce vain monitoire, de la quérimonie

Où l’âme flouée de compendieuses brèves,

Aspire le liquoreux échu de la sève

Déliant la Candace ivre, en cette agonie.

 *

Des putains d’Irlande attroupées au matin,

Aux sirènes fardées de Soho, la nuisible,

N’ai point connu de chiennes si accessibles,

Qu’il faille pour moduler leur rêve de catins,

 

S'en distancer, quand l’hymen corollé

Fige la miction, l’orgasme apprécié

De l’être que le péché voudrait supplicier,

Retenant d'un licol, de coït formolé.

 *

En ces rixes d’amante débauchée,

Calmait de l’accessoire, l’influx libidineux

Accoisant du ru masturbatoire, le nœud

Délogé du creuset... patiemment écaché.

 

Pour ne plus chevaucher aux grands froids

La fougueuse monture, ai_ par devers moi,

Aux heures pleines, et qui souvent larmoient,

Ecalé du noyau encor vert, qui, de l’effroi,

A la sérénité, perturbe le sujet, le précieux nanan,

La saveur melliflue, le goûteux permanent.

 

 Sans faire montre du pire, ai _ c’est ainsi !

Dédoublé du bâti de la gêne palpable,

Le froncis élimé… en suis-je moins coupable,

Si nocives se font les joies appréciables ?

L’ignorance du mythe encloue la poésie...

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

 

VISITORS* Visiteurs




VISITORS*

Visiteurs

 

Paris a fait escorte aux nouveaux arrivants

S’entassant aux printanières brumes

Aux marches du sacré-Cœur, sur le bitume

Où gèlent de la claire rosée, sous les vents,

Les premiers bourgeons, en y désenclavant

Les fragiles boutures que les roses parfument

D’un musc de réserve, un baume adjuvant.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

CARPE DIEM

CARPE DIEM

 

Va, viens, et écoute les roseaux gémir

Sous les vents étrangers aux lagunes !

Mets à profit le jour nouveau ; des dunes,

S'y détachent, en l’aube s’en venant blêmir,

D’infimes poussières ; regarde-les frémir !

 

Retourne-toi ; il y a des matins sous la feuille,

Des soleils éclatés sur la peau des saisons !

Laisse-toi éblouir au point de l’horizon,

Quand soupire la nue outragée en son deuil !

 

J’ai, comme toi, ami _ bu aux fontaines cuivrées

Dont le douzil enserre le diaphane flux ;

Mes mains en retenaient en l’urgence d’influx,

Le précieux breuvage, ce nectar dégivré…

 


Ne laisse les peines de ton retenir, sceller

Du raisonnable, en de froides pensées,

La fatale tristesse, sans en décompresser

L’inappréciable joug, le carcan ensellé !

 

Avance, vois poindre en l’espace dilué

De gangues perverties, la lune en son décan

Croit-on_ le plus farouche_ l’astre bivouaquant

En-deçà de solstices couvés d’ombres polluées !

 

Luttant seul, cramponné aux tempêtes,

Ai vu mourir la mer aux pulvérulences

De discourtoises lames que la vague balance

Entre les plis... passablement défaites

De furtifs crachins retenus au long faîte

Du fier hunier qu’assouplit la cadence

Du flot pris au ressac de maritimes fêtes.

 

Prends la plume! confesse des mots tanceurs

Arrimés aux brèches de l’idiomatique !

Dénerve du savoir ampoulé, l’emphatique !

Prends de la parénèse ignorée des censeurs,

Les princières clauses ; enfume le caustique !!!

 


Je n’ai su (pu !?) ignorer, aux froids de l’existence,

Quand il me fallut vaincre la rhétorique folle,

Les outranciers préceptes déversés de fioles

Dont l’onguent désagrège au for de l’expectance,

L’attente manifeste au doute qui l’encolle.

 

Viens ! irons de ce capitulaire tympaniser

Les sages moniaux de cloîtres faisandés,

L'ensoutané de laudes trop vite scandées

De choristes piégés de  vains dogmes prisés…

 

Et si du conclusif, en bâilles de cortège, avons

Les mêmes cris laïussés par dépit, viendrons,

Rythmés de peccavi, voir le frêle tendron,

En son culpa de sang, en jargon esclavon.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

samedi 5 juin 2021

ET LUCERNA* La lampe

ET LUCERNA*

La lampe

 

Sur ton visage baigné de lumière,

Les reflets de la lampe posent calmement

De blanchâtres rais pris à ce firmament

Dont parlent le poète, le subtil trouvère.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

ARNULFUS HIEROSOLYMORUM* Reconquête

ARNULFUS 

HIEROSOLYMORUM*

Reconquête

 

Si c’était dimanche sur les routes fleuries,

Jours de fête au cœur de la patrie ;

Peut-être verrions-nous des tièdes fratries,

L’humeur oindre l’offense du pénitent marri.

Si c’était au ventre du renouveau, céans,

La beauté de l’espèce éclose au vert écho

Du mistral insufflant aux ergs apicaux,

Volutes éthérées, susurrements péans…

 

Si c’était mercredi au bord de la rigole,

Donnerions aux filles dentelées de musarde,

Aux langoureux frissons d'ides que l’on farde

D’indulgence... loin des bancs de l’école,

 

Quelque baiser empreint de maladresses

Donnant aux jouvenceaux l’allure mécanique

Dont la folle hardiesse éveille la panique...

S'y allume le corps alangui de tendresse.

 

Si c’était, à l’envers du regard indiscret,

Deux profils enlacés sur la plage dorée

Où sombrent les amants s’y laissant emmurer,

Verrions, sûrement, sans en éventer secrets

 

A l’ouïe perceptible aux cancanes brochées,

Les débordements enclins au clabaudage

De la gent envieuse qui, du marivaudage,

Encerne la badine s’y semblant détacher.

 

Et si c’était demain(...) là, trompètera l’ange,

Quand Le Ciel Vainqueur arrosera l’Eden

De Bénédictions troublant le labadens

D’un poussiéreux dortoir, quand l’étrange

Anime l’ectoplasme que la foi dérange,

Que montent Les Eaux: soudaines

Abondances du Précieux Baptême : Echange

En L’Absolu narguant de Mammon, le gulden.  

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

vendredi 4 juin 2021

BANDKRUPTCIES ADIPISICING* Itératives faillites

BANDKRUPTCIES 

ADIPISICING*

Itératives faillites

 

Chaque fois que les songes traversent le miroir,

Les envies contredisent l’espoir en devenir ;

Il pleut sur le sommeil, comme pour le bannir,

De lourdes avalanches en ce fol apparoir.

 

Chaque fois que les mots isolent l’intellect,

Le verbe vient clôturer du sophisme captieux,

Le stylisme enjoué, l’activisme audacieux

Dont la litote flatte le doctoral abject.

 

La diffuse faconde, qui de la logorrhée,

Aux préceptes douteux, purge l’analphabète,

Donne trop souvent à tort, à l’anachorète,

Un purgatoire ouaté d’adages de Coré.   

 

Chaque fois que la peur enjugue l’apathique,

L’insolent, au pal de l'orgueil, tance encor,

Et la nuit, et le jour, le fat qui, en naucore,

Surnage hors la vase de la rhétorique.

 

Tatouée à même l’âme, la préconception

Civilise l’altier, ce hautain de Sorbonne ;

En dandy de cénacle, ou le rogue salonne,

Fait de Ptolémée, chantre d’érudition.

 

Chaque fois que ma plume rabroue le prédicant,

Que l’idiolecte mien fait la nique aux censeurs,

Privé de dithyrambe d’impudents noceurs,

On m’encloître au fief de l’ignoble Acan,

Alors, je me défais de l’horrible carcan

Enserrant de mon art l’onctueuse douceur.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

BLANDNESS IN SOMNIO MEO* La fadeur de mon rêve

BLANDNESS IN  

SOMNIO MEO* 

La fadeur de mon rêve 

 

J'ai rêvé d’une enfance, et qui ne fut mienne, 

D'un passé à jamais consumé... d’un temps 

Pris aux flammes attisées de l’autan :

Triste souvenir pour l’âme bohémienne. 

 

J'ai rêvé d’un jardin, en un jour pluvieux : 

Les fleurs auraient vécu leur plus belle histoire, 

Les roses s’ouvriraient, pour du déclamatoire, 

Éteindre l’empirisme insufflé du verveux. 

 

Me suis fait géant aux portes du possible, 

Quand l’étrange pinçait de l'humeur cessible, 

Les folles parenthèses du doute séculier... 

 

Me suis vu en l’hiver, écorché à ces ronces 

Dont la chair alimente sous sconse, 

Le cruel ascétisme m’ayant jadis lié. 


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021