vendredi 21 mai 2021
MIHI LOCUS* Ma chambre
jeudi 20 mai 2021
CUM IPSA PULMONUM EX IMPOSTURA NATAE*
CUM IPSA PULMONUM
EX IMPOSTURA NATAE*
Au rythme de l’imposture
Je t’ai aimée d’amour... t’ai aimée, tout court,
Avant de voir tes yeux trahir la démesure,
Ton cœur, farder d’horribles ébrasures,
Trompeurs sourires et mielleux discours.
Tu m’as griffé de contes, de fabulations
Implosés en tes râles de serve affectée ;
Ta vie, cette trémie de feintes infectées
De mignardises, foule tes prétentions.
Ai, de l'absence, fait, sans la pleurer,
Une œuvre travestie, pour effleurer
De la bouche crispée, l’eau forte de nitrique…
En l'abnégation, main gantée sur fleuret,
Je viens percer du vide, las, écœuré...
L'offense d'une pecque aboulique.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
SUUS ‘EIUS* C’est elle
C’est elle
Elle est une fontaine au matin de décembre,
Un océan dont les vagues se cambrent ;
Les ombres qui la cernent sont des nuits
Échappées dans le tard, de nuages enfuis
Du cosmos : mélange de souffre et d’ambre.
Elle est en ma mémoire, aux heures qui fuient,
Le beau temps revenu, après les froides pluies.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
mercredi 19 mai 2021
ARSINOE
Vous apparaissez entre mes froncements,
Telle la reine alanguie, Amarineras,
Liant de mes désirs épurés de tourments,
Cet impulsif trille, et qui encor, terrasse
L’énamouré percé de cruelles sagettes
Dont Cupidon aiguise le sulfureux apex,
Quand au soir, agonise, affleuré d’un silex,
Le preste libertin effeuillant la nymphette.
Puis,
Dérobée, aux brumes viciées d’Ecosse,
Fuyez le sentier de la lande floutée,
Seul,
J’égrène des pleurs piégés de la cosse,
Les fragiles grelots s’y venant jouxter.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
DIS* Concomitance
Concomitance
Les mots d’amour se sont évaporés ;
Eventés les soupirs de nos conciliabules…
Souvent, j’ai envie, lorsque je déambule,
De refaire le chemin, où parfois, à l’orée,
Tu m’attendais sereine, ragaillardie,
Au petit matin blême… ta peau avait le goût
Du fruit juste cueilli, la saveur dont s’engoue
La balèvre déliée de fables qu’on ourdit.
Je te revois sous le chêne pédonculé ;
Robe de mousseline, trottines de bambée :
Charmant tableau… en un soir de flambée,
Quand s’étrécie l’espace aux reflets éculés.
Tes yeux, ce miroir aux teintes azurées,
Projetaient sur les miens, d’étranges lueurs
Cascadant mollement sur l’exsangue pâleur
De tes joues enfantines semblant emmurer
Les mutines fossettes posant à ton sourire,
La moiteur des baisers volés, par insolence,
Le charme du goûteux… en l’intense.
L’assurance des nymphes à conquérir,
Mais aussi la décence des muses à chérir,
A, sans pudibonderie, réactivé l’offense.
Au seuil des résipiscences, aluné parfois,
Le passé m’octroie de piètres rogatons…
Il semble que l’ouvrage harmonise les tons,
Encernant de l’angoisse, le hideux effroi.
Rêveur, aux nuits écorchées de silence,
Je voyage d’insomnies, en marasme ;
Escaladant de la haie pénétrée de sarcasme,
Les fragiles boutures du sommeil intense…
En l’éveil, je redeviens prince de l’utopie,
Chevauchant de mes amours anciennes,
La longue traverse, où l’âme fait siennes,
Les riches odyssées déplissées d’entropie.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
mardi 18 mai 2021
MUTATIONEM EPIDICTIC* Epidictique mutation
Epidictique
mutation
Quand s’écroulent les murs de solitude,
S’affaissent les pans de la thébaïde,
Le silence n’est, en l’aurore livide,
Que taciturnité… au sein de l’assuétude.
De partout, fusent les gorges-pleines ;
Les filles_ femmes devenues, traduisent
De l'irréel, si les chagrins l’épuisent,
L’onirique exégèse, la massore ancienne.
Les enfants, aux flaques, s’esbaudissent ;
N'est en ces liesses, crainte aucune; l’histoire
Se revêt de chatoyants atours ; l’illusoire
Fait montre de retenue... pâlissent,
Les nuits d’encre, vidées de longs râles,
De plaintes encloîtrées d’aigreur ;
Le monde est à ce point ivre de terreur,
Qu’il faille pour l’ouïr, le souffle biaural.
J’ai donné, sans savoir_ reçu sans douter
Du piège enjuguant la mienne réserve…
De ma peau intronisée des serves,
A la chair conspuée d’amantes filoutées
De cacochymes, ai vu se racornir
Mon être pénétré d'affres, d’épreuves ;
La solitude enflait du lit froid de mon fleuve,
L’impétueux roulis, pour l’en mieux assainir.
Des clairs matins, aux sombres vespérales,
Inutile goupille entre les doigts crispés
De la gent offensée, j’ouvrais, en sigisbée,
Mon cœur froid aux rosières claustrales
S’en venant minauder au profil du flou
Pris au rets de ces brèves comptines
Dont le galant concède, au for de butine,
Quelque aveu déguisé; l’audace le renfloue.
Sous le pont de possibles victoires,
Ma vie désencagée de présomptions,
Sut_ grand bien m’y fasse ! _ sans émotions,
Délier l’entregent des flux ostentatoires ;
En ces ires conspuées du bellâtre,
Mes pensées ceignirent de hardiesse,
L’artefact posé au col de la détresse,
Dont s'écaille le songe en l’emplâtre.
Je me couche serein, vainqueur exempté
De fautives lubies, de muances larvées ;
Seul acteur ânonnant de lèvres incurvées,
Le soliloque d’âmes, peu à peu, exultées.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
lundi 17 mai 2021
EAMUS USQUE IN ALA* Remontons l’allée
Remontons l’allée
Remontons l’allée, avant que ne surviennent
Les premières ventées… devant la cheminée,
Tu pourras t’asseoir… rêver, l’âme sereine,
Imaginer, quand les bruines s'égrènent,
D’autres lendemains, des journées animées,
Où les amants savent encor s’aimer,
Les filles peuvent, en l'aube, allumer
De bizarres spires, aux plages écumées
Des matins d'où s'éveillent des reines !
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021






