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dimanche 4 avril 2021

INFIDELIBUS* L’infidèle

 

INFIDELIBUS*

L’infidèle

 

Clara est infidèle, ses amants la méprisent,

La plongent en la honte, le désœuvrement ;

Piégée de séducteurs tutoyés couramment,

Se noie sous les flots que le malheur attise.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

DIS-HARMONIAM NOCTE* Dysharmonies nocturnes

 

DIS-HARMONIAM NOCTE*

Dysharmonies nocturnes

 

Au ventre des femmes s’éternisent encor,

Les suées de la nuit évincée de la voûte

Dont les formes s’étiolent, où le corps

Réajuste des peines, l’impudique doute.

 

Des damoiselles, mutent des fièvres,

Gorgées de doux reflets ; j’en aspire parfois,

La laiteuse coulure; s’y posent encor mes lèvres

Au nectar transissant du mamelon froid,

 

Ma bouche bée, libérée de l’extase,

Troublée des pièges froids du jeu

De dysharmonies voilées de phases

La peuplant de redoutables enjeux.


Quand sombre la nymphe d'eau,

La rosière de mai, aux ventées aliquotes,

Se défait peu à peu, des tréteaux

De ses replètes cuisses… à elles, je m’accote.

 

Inhibé, je démêle des heures,

Furtives secondes, éphémères minutes,

Ces breloques avilissant du cœur,

L’agréable systole, quand elle s'y percute.

 

Aux callipyges reins, s’enlacent mes mains,

Amenuisées sans mal, à défaire céans,

Des chaînes, les vies sans lendemain,

Emplies du fiel de nos regards saillants.

 

J'y fais halte, pour m’épanouir au vide

De l’aube, quand s’éventent les joies…

Je m'égare au soir, en d’inutiles rides ;

N’ai plus rien !... excepté cette croix

 

Au Calvaire de ma Délivrance :

Pieu planté au centre de la foi…

O Dieu, pardonne moi l’offense !

Ma plume s’en indexe malgré elle… parfois.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021 

samedi 3 avril 2021

NOTUS HIBERNAS QUERELIS* Orageuses plaintes

 

NOTUS HIBERNAS QUERELIS*

Orageuses plaintes

 

Je sais bien sûr, qu’il faudra enterrer

Le désaveu dont je subis les foudres,

Pour voir renaître en moi, l’effaré

Écorniflant son profil à dissoudre,

 

Le mal arc-boutant sa dégaine

Profanée d’enjôleuses lèvres

De naïades adonnées aux peines

Qui désarment les spumeuses fièvres.

 

Au cahier délavé de mes pleurs,

Dorment des rimes de béjaune,

Assonances accrochées en leurre ;

En mon cœur, elles frissonnent.

 

N’ai point musardé, ni baisé la joue

Des Manon de trop courtes récrés ;

Je voulais à leur cou, fier, poser bijou,

Sans en abroger les drastiques décrets

 

De la communale... s'y s’éventent la joie,

Les rires dilués d’improbables rengaines

Ânonnées d’écoliers conspués de bourgeois

Parfois, lestés d’une horrible bedaine.

 

Mon œil voile de l’expectance, l’illusion

Sublimant du poète, la colichemarde ;

Elle perce la voyelle, charge l’élision

D’un fardeau griffé de mille échardes.

 

Je jette sur l’ombre des balbutiements,

L’ébouleuse jeunesse qui talle le chemin

Des gémonies, en plein escarpement :

Infranchissable dôme rehaussé de mes mains.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

vendredi 2 avril 2021

HAUD DUBIUM CONFRACTUS* Equivoque rupture

 

HAUD DUBIUM CONFRACTUS*

Equivoque rupture

                                                                                                            

                            

      Η διφορούμενη ρήξη
I diforoúmeni ríxi


Les eaux de l’Aliákmon m’emprisonnent ;

J’aimerais fuir ce long fleuve égéen…

Dans l’Eubée, voir quand elles frissonnent,

Skyros, la Céphalonie… fuir le plébéien

 

Pleurant Ulysse, Pénélope ; à rebours,

M’allonger au bord de Zákynthos,

Ouïr la méditerranée battre tambour,

Puis, m’enfoncer dans le lit de Naxos. 

 

De l’errance, aux nuits sédentaires,

Nulle démesure, ni d’altières frasques

Au dispendieux enflammé d’adultères

Soutenus de mégères fantasques.

 

Thanatos satirise l’aguichante mort,

Sans se soumettre à la soif d’aimer,

Aux nymphes de Korrigan, sous le mors,

D’hamadryades s'y venant rétamer.

 

Ce venin gicle de béantes artères,

Aux soirs voûtant la silhouette

D’énamourées, bacchantes trop austères,

Puritaines vestales sous voilette.

 

Dois-je m’absoudre des contraintes,

Longer des fiefs, la contrescarpe ?

Faut-il, en de longs râles, de plaintes,

Arguer de l’enthymème, l’argutie qu’écarte

 

L’idéal... je maîtrise, c’est tant mieux,

L’inférence modulée du mien langage…

Nier des sorites, l’atticisme d’envieux,

Eût été, je le crois, trochisque de bandage !



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

 

SAUCIUS AT RUSTICO* Serfs humiliés

 

SAUCIUS AT RUSTICO*

Serfs humiliés

 

A trop franchir les barrières du temps,

Se sont retrouvés aux portes du trépas ;

Ont vu le malheur, de l’hiver, au printemps,

Ecaler du cerneau le frugale repas;

Celui dont se sustente, quand il mord à l’appât,

Le cul terreux, défié du magistral titan.

 

A trop braver les cruels monarques, ces loups,

Dans l’ombre des cités, se sont faits rigaudons,

Sans s’en apercevoir ; humiliés, ces marlous

En sont pour leurs frais, laissés à l’abandon.

 

Ilotes confis en la lie de soumissions, roturiers

Rivés au pal de la vieille noblesse, encavés

Aux diktats de la gent fortunée, aventuriers

Aux vagues chargées d’embruns, entravées

 

Du rostre déchirant la lame iodée, ce bissac

D’où pendouillent les écumes de mer…

S’écrasent au matin, refoulées du ressac

Bavant froides glaires, mucus trop amer.

 

En factotum asservi à la bourgeoisie, le sot

Prise de la nique, l’immodeste bravade ;

Le voilà, attifé de pompes, aux lueurs d’un queusot,

Obséquieux, bouffi, décoté de la vade ! …

 

Quand on leur parle de liberté, font montre

De réserve… car, de la liberté, ces larvaires,

N’ont que faire… la justice ?... Ils sont contre ;

Salivent d’improbité, face à ce lourd revers.

 

Si vous les rencontrez enchatonnés de haine,

Que leur corps épuisé brocarde le repos,

C’est que la tolérance harmonise leurs chaînes...

La mansuétude accoise les squames de la peau.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

jeudi 1 avril 2021

MAGISTERIUM HAEC FUGE ! * Fuyez ce magistère !

 

MAGISTERIUM HAEC FUGE ! *

Fuyez ce magistère !

 

Abrutis des louanges du fourbe ecclésial,

Les fidèles dévient du naos de l’idolâtrie ;

Se voient enjugués, l’âme, le cœur contrits,

Aux rites séculiers de loges abbatiales,

Du riche vatican aux pirouettes bestiales,

Ce ventre de l’enfer en quête d’audimétrie…

 

Fuyez ce magistère où les fiers cardinaux

Prélats de bombance, séduisent vos enfants

Avant de les pousser au son de l’olifant,

Aux couches satinées, puis, aux confessionnaux,

 

Les pousser à vomir le mal-être nimbant

La créature souillée du nonce pédéraste,

L’innocent blessé que la honte dévaste,

L’enfant humilié de l’ignoble pléban !

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

INSERERE QUOQUE PREAVARICATORUM* Inserts de prévaricateurs

 

INSERERE QUOQUE PREAVARICATORUM*

Inserts de prévaricateurs

 

Pour conquérir la plèbe, de mille facéties,

Le kaiser, en derviche, alimente toujours,

De sa folle harangue, et la nuit, et le jour,

Le zélateur confus, le disciple indécis

 

Au rets de la séduction, quand, pragmatique,

S’en éloigne le pieux… il est en ces averses,

Nulle possible embellie… les chemins de traverses

Sont des sentes creusées, bermes chaotiques

 

Empruntées de silènes en paisse ; ces butors

Ajustent de concert, en des gras baragouins,

Mensonges et certitudes, dont sont oints

Les prélats, ces fats, prophétisant à tort…

 

Damnant l’infidèle de la mesquine Rome,

Ce fief d’apostats, les curés du dimanche,

En vils ensoutanés de messe, enclenchent

De l’esprit, le commutateur, dont l’homme,

 

Fier, en mariolâtre, accentue courbette

Au pied de statues inertes, icônes chaulées,

Emmarbrées au faîte de puants mausolées

Salués de bigotes essoufflées, en barbettes.

 

Pour baguer l’incivil ajusté au désordre,

L’impétrant admoneste céans, le jobastre:

Caricature de pochade ; du désastre,

Bien sûr, n’a que faire, s’il peut mordre

 

A la chair du plaisir marginal… se peut-il

Enclouer aux lois dévastatrices du récipiendaire

Infatué, par trop inféodé, éraflé de cardère,

En l’inconfort d’amphigouriques styles !

 

Pour confondre le sage, j’admoneste ma plume

Jouant entre les rails d’un tropisme buté,

Qui, de la réflexion, au langage redouté,

Défigure l’absence… métrage que j’assume.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021