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jeudi 4 mars 2021

PUSULATUS PINGERE* Peinture cloquée

 

PUSULATUS PINGERE*

Peinture cloquée

 

Venise ou Versailles ? La lagune ou le faste ?

Pauvre cosmos absent des récréances ;

De qui, les froides classes de la sénescence

Refusent le licol bridant la noble caste !

 


Hollywood la putain, ou New-York Babel ?

Incivils, ces fiefs cossus troublent encor

Le croyant égaré en ce sombre décor

Empanaché de rêves cloqués de décibels.

 

Derrière les fenêtres de grands lupanars,

Les bambocheurs étrillent l’hédonisme,

S’ouvrant au bedonnant épicurisme,

Dont s’enclouent les mesquins snobinards.

 


Rome, chienne essoufflée du papisme ocreux,

Ou les rites vaudous de l’Amuia Ata ?

Traîne un relent de mort au désidérata

D’un peuple défaillant, serti de songe-creux.

 

Lorsque je vois enfler le bedon de la mort

Posée au contrefort des superstitions,

Je me dis, en foulant le confort des prétentions_

Que n’aurais-je donné pour oindre du remords,

Sans le vriller, céans, d’un immodeste mors,

L’aveu du repentir accédant, quand il mord,

Au nanan de la vraie liberté, sans modération !  

 


Paris, l’adultère, ou Malibu, l’altière ?

Les pavés sous la plage, où la plage pavée

De licencieuses orgies berçant le dépravé ?

Entrailles fermentées, munies de têtières,

 

Elles longent les bassins de fornication,

Cette épaisse cuvette emplie à ras-bord

Du sang de vierges outrées, et qu’abhorre

L’ancêtre entretissé de rides de profanation.

 


S’il est un lendemain purgé du réceptif,

Un renouveau clivé aux chevilles du mal,

Je les veux voir en face ! non, de mes lacrymales,

Jamais, ne choiront de torrents intrusifs !!!

 

J’ai peur d’avoir eu peur, au temps admonesté

De la rouge luxure, en ces extravagances,

D’avoir aux miens désirs, supplanté tolérance ;

Quand je vois se faner, ivre, en sa défaillance,

Mon sourire d’enfant, flappi, en l’inscience,

Mon cœur perce le voile mité des vanités.


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

mercredi 3 mars 2021

DEPRAVAT ANCILIS* Déprave ancillaire

 

DEPRAVAT ANCILIS*

Déprave ancillaire

 

Espiègle, pour n’être point semblable

Aux gourgandines de luxueux salons,

Aux frêles muses en quête d’un étalon,

Elle faisait commerce appréciable

 

De ses nombreux atouts de camérière,

Ses modulatoires feintes d’amante

Poussée au geignement, qu’enfantent

Les ribaudes assouvies et fières…

 

Emplissant son cœur du vertige des louves,

Se voyait courtisane, noyée au baldaquin

De la grande noblesse, effleurant du coquin,

De salaces mimes, qu’impudique, elle couve.

 

Des breloques fanées, aux dentelles guipées,

Offrait sa nudité, sans rétention aucune,

A l’experte main du galant… la rancune,

Pour elle, n’étant _ c’est un fait_ stéréotypée.

 

D’aucuns prétendaient, sans le jamais prouver,

Qu’elle avait du sang bleu de l’infante d’hier,

La bourgeoise blessée, la riche héritière

Mue sous de noirs haillons, en triste réprouvée,

 

Pour du plaisir, accéder au palier… sans doute,

Pour tromper la gent coincée de l’ombre…

Aura-t-elle dupé les comtes les plus sombres !?

*

Est de grises impasses comme de larges routes,

De fatales censives écorchées… s’y encroûtent,

L’âme du pénitent prisonnier des décombres,

L'esprit de mécréants, sans nombre.

 

A t-elle des ailes, au soir où s’harmonisent

Les spires dévoilées du feu de parhélie,

Les nuances poudrées de miasmes d’aphélie ?

Le bonheur entaillait sa soif de mainmise,

 

Confiant à son miroir, en suivante vaincue

De contrastes, de moult dissonances,

Sa peur d’être trahie, aux vaines somnolences,

Du butor, comme du cacochyme, ayant vécus,

 

Et l’espoir, et l’envie, de paraître plus sages,

Quand l’aurore module des matins enneigés,

La claie sanglée de volutes, par trop ennuagées,

Et qu’aspirent les vents, au lointain paysage.

 

Immodestes, la lèvre baisée, le cou maniéré ;

S’y perdent les intentions louables, ces rus

Coulant à même les lacrymales férues

D’insolences princières, d’outrances ulcérées.

 

Si je pouvais épier de sa cognition, avec art,

Le double manifeste, pénétrer l’incurve allée

Martelée de fantasques promesses, déballer

De sa gêne, les retors éléments, les bizarres

Polymorphies de ses clichés, au hasard

D’autres cris étouffés en de sournois ballets…

 

Hélas ! En Paris éloignée des serres contadines,

Rien de plus laid, que ces grands boulevards,

Ces avenues empruntées de bavards

Au pétun frelaté de joutes, de badines.

 

Comme cette suivante grisée de confidences,

Aimerais de l’alcôve, goûter aux doux secrets,

Priser des froids conciliabules, le concret…

Comme elle, boire aux fontaines encrées

Aux mires de grand-place… là, consacrer

Ma plume, avec panache, en faisant allégeance

Aux disgracieuses plaintes, en l’air nacré

D’un jour apprécié du poète… en partance.

 

 Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

mardi 2 mars 2021

LITTORA HARENAE* Plages de sable

 

LITTORA HARENAE*

Plages de sable

 

Découvrez des vallées, la plaine de Djeffara !

Du golfe de Gabès, aux trottoirs de Skhira,

Verrai naître des jours sublimés de l’aura,

Cerces de paysage que Zarzis instaura,

Des régions berbères, au nord des Accaras…

 

Des tribus d’Ouerghemma, aux portes de Beni Zid,

Les soleils ont dompté les averses acides

Traversées quelquefois, de rainures livides

Posées aux barlongues de tentures humides,

Et qu’isolent au soir, de minuscules rides.    

 

Du Dahar, aux dunes du grand erg, Médenine

Éparpille son sable, depuis le Nafusha ; intine

Et exine s’y mélangent à l’aube… de fines

Poussières enveloppent sa nappe diamantine.

 

Proche de l’oliveraie aux superbes ramures,

S’étire le shehili, après soufflées ; ses murmures

Balaient de l’enceinte jaunie, les vieux murs

Effrités en ces ides germées sous étamure…

 

Déviées des lagunes, serpentent les cours d’eau ;

S’y abreuvent les chamelles meurtries, au halo

De lumières cuivrées, au contraste pâlot

Adoucissant du désert le factice daleau.

 

En mes rêves lointains, mes oniriques pauses,

La méditerranée dévoile de l’affect morose,

Oasis pleines, mirages enclavés de surdose,

Dont j’emprunte parfois l’optique anamorphose.

 

  Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

ANIMUS MEUS* Mon âme

 

ANIMUS MEUS*

Mon âme

 

Mon âme est une gare ; les rails qui l’enserrent

Etranglent mes colères, mes rires dévalués ;

C’est un vieil habitacle où s’allient, de concert,

Mes peines et mes joies, ma harangue huée.

 

C’est un appendice prisant de l’air du temps,

Les sulfureux miasmes de l’inhibition,

Les grises poussières emportées de l’autan,

Et qui du vent nouveau, aspire les pulsions.

 

Mon âme est un naos au ventre d’un empire ;

Les vierges l’entoilent de vaines litanies,

En narguent l’apparence ; vannées de soupirs,

S’y laissent enjuguer, sans en feindre déni.

 

C’est un couloir venteux sur une terre nue,

Une étrange jachère ; s’y viennent écobuer,

Remords et regrets enquillant l’ingénu,

Au matin embrumé d’ouateuses buées.

 

Mon âme, de la pâmoison fait réserve souvent,

Pour ne point, des brettes épointées, au jour,

S’alunir, avant de disparaître, en suivant

Des cancanes, la hideuse gorgerette d’ajour.

 

Quand elle fait silence, bercée du repentir

Dont se nimbe l’espèce en devenir, cœur battant,

J’accède, et sans me plaindre, m’abrutir,

Au Divin Marchepied… en m’y précipitant,

Je m’offre entier à Dieu, défait de l’hésitant

Laïus du stupide autochtone se laissant abêtir.

 

Mon âme est un palais aux colonnes d’airain,

Un manoir dressé sur champ de ruines…

N’y accèdent jamais, en des pleurs ivoirins,

Les serves délavées d’insoupçonnables bruines !

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

lundi 1 mars 2021

POST HABENS…* Après avoir…

 

POST HABENS…*

Après avoir

 

Après avoir tondu les putains du Reich,

Emasculé les reîtres de la Germanie,

Etêté les prélats aux coupables manies,

S’en retournèrent fiers, rouler calèche.

 

Après avoir violé les lois républicaines,

Violenté le plus faible, asservi l’enfant,

Revinrent parader au son de l’olifant,

Du tam-tam des jungles africaines.

 

Après avoir pincé les vierges blessées,

Les froides pucelles de l’orphelinat,

Souillé le carmel, pour du catéchuménat,

Eteindre les besoins, les souvent agresser,

 

Occupèrent les stalles du monastère,

En séducteurs de la Rome papale…

Ignobles épicuriens, vils sardanapales ;

Tel le chiendent, ou le tenace lierre,

S’accrochent encor au magistère

D’éphémères empires d'un fief épiscopal.

 

Après avoir mordu au fruit de la luxure,

Au nanan du péché, boiront la coupe

A la lie… quand le mal les découpe,

Que l’orgueil les ponce… jusqu’à l’usure…

 

Personne pour les pleurer, ni les plaindre,

S’en inféoder, les fuir, ou les craindre.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

dimanche 28 février 2021

IMPETRO RID OF CLARA MAMILIS ! * Déparez-vous des nippes !

 

IMPETRO RID OF CLARA MAMILIS ! *

Déparez-vous des nippes !

 

Oubliez défaites et champs de ruines

De cités princières que Satan électrise !

Oubliez du malheur l’évidente hantise

D'où abondent d’acidifiantes bruines !

 

Voyez les monarques pétris de suffisance !

De licencieuses pompes, au riche décorum

De chapelles fardées que le péché embaume,

Naissent encor des deuils enfiellant l’existence.

 

Regardez le banquiste ! la plèbe l'auréole,

Même s'il l'asservit... qu’ils sont tristes

Ces ilotes, ces derviches de piste !

Si le mécène vous octroie viatique, bien fol,

 

Celui dont le quitus confisque la manœuvre !

Verra poindre, en son devenir, l’offense

Faite au Créateur, dont La Toute-Puissance

Annihile l’offrande dont s’agrémente l’œuvre.

 


Que reste- t-il de Byzance l’altière, la catin

Des kaisers oints de prétentions ?

Sera-ce en ces nuits d’encre, et sans rétention,

La chute du royaume du podestat latin ?

 

En la geôle cuivrée de peur, d’abandon,

Se roidissent les âmes de trublions blessés ;

Ils rejoignent le rang de castes oppressées

Des tyrans ivres de peccavi… sans pardon.

 


Traversée d’inadéquats rais, de factices lunes,

La vie chevauchera, de la plaine, au désert,

Les fougueux potentats aux faux airs

De prophètes… on les verra lier sous la falune !

 

Je dirai, pour ne me point séduire : _ l’absence,

En mes tares, l’ignorance, en mes doutes,

Ont bâti au tertre de pénibles routes,

La divine vertu sublimant l’inscience…

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

samedi 27 février 2021

ET ACCUSAVERUT POPULUM REQUIEM TABERNAM* Requiem d'apostats

 


ET ACCUSAVERUT POPULUM REQUIEM TABERNAM*

Requiem d'apostats

 

 

Tant de fleurs fanées en vos pots de faïence,

De bouquets ridés, au support des claies…

Voyez jaunir les feuilles couvrant la haie,

Juchant l’allée aux carnations denses !

 

En ces regards de madone de vêpres,

Yeux fardés d'impudiques supplices,

Errent les songes… plus loin, s'y immisce

L’archange déchu au badigeon de lèpre.

 

Au pulpitum de l’orbe en déclin,

S'interfèrent l'âme vide, l'esprit coagulé :

Sophisme d’ascèse, rites modulés,

Zélation princière… suis-je enclin

 

A lier de l’athéisme, les miscellanées :

Ces ripopées fardées, ces géminations ?

L’angoisse démine au for des tensions,

Le raisonnable, puis au fil d’années,

 

Boute du péché la captieuse aisance,

L’assise de recrues, de sectateurs

Sous mandorle de laudateurs...

Perçant du théisme, l’ensellure, la panse

 

Lestée de cérémonial, de fades laudes ;

Comme ils sont laids, ces mystagogues !

Sous la bure de ces froids pédagogues,

S'étiole l’attribut de virilité ; l'ixode

 

Y festoie, aux lunes de Valpute… çà et là,

Au soir, s'harmonisent des décans,

Loin du Cosmos éjecté du carcan

De la voie périastre… foulés, mis à plat.

 

Combien de femmes encloîtrées,

Aux noces de Diane ? Ont-elles de Moloch,

Sacrificielle offrande ? Des loques

Du corybante, Cybèle naît sous les traits

 

De druidesse aux pieds d'argile ;

Vierge en ces mues, agitera la gerbe

Du magistère, en l'emphase d'acerbes

Capucinades… à petits pas agiles,

 

Grimera l'inassouvie aux croyances

Voilées… catéchuménat d'époque :

Abbatiales cavées ; la nonne y invoque

L’iconique madone d'alliance.

 

Défroques de prieuré, coiffes de moniales,

Faites, je vous prie, de vos artifices,

Dons, aux conventicules d’haruspices

De l'hépatoscopie, aux phases équinoxiales !

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021