PRAETER
EXCITATIO…*
Ailleurs…
l’éveil
Voyez l'aube, au faîte d’Appalaches !
Y rayonnent humeurs, aux cimes
Où l’été, se peu à peu, détache
Des brumes dont se griment
Le jour déchu des belles rimes,
La nuit où s’ébrouent les allaches.
La cendre d'heures folles, macule
Du jardin, les nouvelles semences,
Gamètes poussés sous opercule :
Sémination nous enivrant les sens,
Sans se perdre aux méandres
Du temps, des cycles atrophiés,
Délacés de saisons à distendre,
Et qu’encloue l’air éthérifié.
Voyez sur la lande, la faune,
De guingois, preste, heureuse,
Loin des mues de l'automne
Attelé aux bordures boueuses,
Aux factices cessions de lunes
Serties du flou d’exhalaison,
De l'exosphère libre, opportune,
Rythmant des vents, l’exaltation !
Ailleurs, s’enflent les marées,
Tonnent les tempêtes... l’océan
Se cache à l’ombre des marais,
Sans contenance ; là, du cœur béant,
Purge des fonds marins, le corail
Fouaillé du fretin… parfois ;
Chantent les dryades, que raillent
Au lointain Miquelon, les froids
Mêlés aux pluies ; les phares
S’y complaisent, et du rostre gris,
Piègent ceux qui, du bichlamar,
Réceptionnent le slang, surpris
En cette sémantique, de voir,
Des ides, aux ventées de l’avril,
Le marinier, en camelot de foire,
Bonimenteur impudent et habile.
Alors, se soulève, rutilant
En l'antre du cosmos, soleil clair,
Renouveau, au chenal du chaland,
Sans paresse, sans bruines, ni éclairs.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021




