IN
OMNIBUS SE CAPTI*
Piégé malgré
soi
Personne n’aime, aux sombres décisions,
Se voir, du raisonnable, purger sans raisons ;
Le miroir du destin se joue des illusions
Dont l’homme cerne aux primes saisons,
Les factices reflets… sans compromissions.
Sommes-nous à même d’éteindre la colère
Grandissant en nos vies, d’oublier la peur
Aspirant de l’espèce, quand elle décélère,
Les degrés à franchir, avec torpeur ?
Enfoui sous l’ego, le prétentieux éveille
De la rhétorique, le pompeux scientisme…
N’est rien de plus trompeur, aux veilles,
Aux somnolences, qu'un captieux sophisme
Pommadant l’intellect, avant de l’indexer
Aux mémorielles côtes dont la capacité
Sape le cognitif, comme pour en vexer
Du sujet, la fragile réserve… hésiter,
Semble pour lui, seule issue possible…
Il bat alors sa coulpe, le regard embué,
L’esprit défait… en ces humeurs cessibles,
Le sujet brisé n’a plus qu’à ponctuer
Son mésaise, d’un fourbe acquiescement,
Sa gêne, d’un fallacieux accord… larvaire,
En ces désordres proches du dénuement,
Il pommade la honte le muant en pervers.
Personne ne se veut assujettir au mal,
Si le mal obvie du cylindre de la probité,
Pour laisser l’âme, de l’empreinte optimale
De la foi conductrice, sans jamais douter,
Aspirer contenance, quand le cœur dérouté,
Le fidèle s’humilie, sans craindre l’animal
Parasitant ses jours, peu à peu, éventés…
Le pénitent s’abandonne à son Dieu…
Plus rien n’a d’importance ! Le Calvaire
Devient sa délivrance… en Chrétien Pieux,
Se soumet au Créateur, Maitre de l’univers.
Armand Mando ESPARTERO© copyright
2021







