SILERE NOS MORIS…*
Silence… on se meurt
A trop
se taire, l'on se meurt de colère;
On referme
la porte sur les nuits
Où les
ombres louvoient, et que l'air
Impulse
ses miasmes de regrets, d'ennui…
A trop
se taire, l'on s'invente une vie
Où les
parents sont sages... là, s'éteignent
Les lunes
d'un ciel de surface… alors l'envie
Résèque des cris que la pensée étreigne,
Le bâti
superflu, l'ourlet, sous la béance
De plaies
infligées de fratrie purgée
Du réceptif,
sevrée de passions intenses…
Alors,
on agonise; de douleurs… aspergé.
A trop
cacher sa honte, ses blessures,
On offre
à ses bourreaux, d'autres caps,
Sous la
guillotine…. Et sans éclaboussures;
Doit-on
feindre, céans, de ce noir handicap,
L'incommodité,
pour se toujours cacher?
Des sanguines larmes, s'enflent encor
De tumultueux
ressacs enlacés au rocher
D'insupportables
fièvres, dont mon corps,
En l'espèce, alimente, non sans mal,
Le tissu
cognitif… j'ai peur de n'être plus,
En ces
broues écumées, qu'un vieil animal
Lesté de
remembrances, alourdi du surplus
De ces
désaffections… lasses, mes ambitions
Décélèrent
la verve du rhéteur inhibé,
Se jouant, plein d'entrain, des traditions
Sublimées du retable, sans jamais regimber.
A trop
teinter mes rêves du fauve d'aquatinte,
Ai finir
par croquer la pochade cuivrée,
Aux multiples
aplats… y poserai sans feintes,
Jusqu'au
funérarium, l'enfance désœuvrée.
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2021






