PUERITIA PATITUR*
Passive enfance
Il y a
des enfants au bord de la rigole;
Ils s'amusent
à courir sur la berge gelée,
Quand d'autres
s'imaginent, qu'à l'école
Des grands,
la sagesse peut démêler,
De l'imbroglio,
chaque amphigouri
Ou du
noduleux intellect, les méandres
De dérives pulpées de hourvaris
Dont s'habille
la plèbe riche d'esclandres.
Il y a
des enfants qui longent les marais,
Cerceau
à la main… ils écoutent chanter,
Au matin
de juin, quand elle s'y vient mirer
Entre les
verts roseaux, la sarcelle d'été ;
Se
faufilent entre les verts buissons, courent
Sur les
cailloux gris, sautillent hardiment,
En sifflant
des refrains, puis… à rebours,
Comptent secondes et précieux moments
Qu'hélas,
ils n'auront plus, quand l'enfance,
Dès potron,
s'évapore, quand la jeunesse
S'éloigne,
vaincue de cette adolescence
Hissée au
pinacle infranchi des drôlesses !
Les enfants
naissent en l'aube des jours gris,
Pour confondre
les ombres de la mélancolie;
Ils vieilliront
sans amour, seuls, aigris,
Si la
vie, du malheur, ne les jamais délie.
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2021










