DEFUTURA IMPRIMANT VESTIGIA,*
Ineffaçables traces
Je n’ai
su effacer les traces sous nos pas,
Ni éteindre
la flamme de nos désirs latents ;
Je refuse
de vivre à l’ombre du trépas,
Pour vous
ouvrir la voie où, hésitant,
Avance le
béjaune imbu de sa personne,
Ce niais,
dont l'orgueil pulpe de rêveries,
Les
folles déshérences, au matin où tonne
Le vieux
clairon du factionnaire marri
D’être
un galant dont s’entiche la louve,
Le céladon
blessé de prétentieuses nixes
Ecloses
en l’aube claire, sous les douves
D’un majestueux fief empierré d’onyx.
Ne
ferai rien qui vous puisse servir,
Vous que
la haine emmaillote de vices,
Dont les
vices accoutrent, pour l’avilir,
Le sujet
estropié de multiples sévices…
Je n’ai
su effacer les traces sous nos pas,
Mais ne
regrette rien… il me faudra encor,
Avant le
petit jour, vous ravir cet appât
Par lequel
vous piégez, en de douteux accords,
Les âmes
enjuguées au pouvoir de ce corps
Offert à
l’encorné, fougueux catoblépas…
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021






